Angers : un jeune homme de 19 ans, jugé pour des jets de pierres sur des policiers lors d’une manifestation lycéenne, a été relaxé par le tribunal judiciaire.

Angers : un jeune homme de 19 ans relaxé après des jets de pierres vers des policiers lors d’une manifestation lycéenne
Poursuivi pour avoir lancé des pierres en direction des forces de l’ordre devant le lycée Chevrollier, un jeune homme de 19 ans a été entièrement relaxé lundi 12 octobre 2026 par le tribunal judiciaire d’Angers (Maine-et-Loire). Les juges n’ont pas retenu la qualification de violence.
Une manifestation sous tension à la Roseraie
Jeudi 8 octobre 2026, une mobilisation lycéenne se tient dans le quartier de la Roseraie, à Angers. Devant le lycée Chevrollier, le climat est particulièrement tendu : un feu est allumé et des intrusions sont constatées dans l’établissement. C’est dans ce contexte que le jeune homme rejoint le rassemblement, relate Ouest-France.
Des images à l’origine de l’interpellation
Des vidéos le montrent en train de lancer plusieurs pierres vers les policiers, postés à une trentaine de mètres. On le voit aussi se déplacer avec un mortier d’artifice. Sa grande taille permet de le repérer facilement : il est suivi, puis interpellé un peu plus loin.
À l’audience, une explication qui ne convainc pas la partie civile
Devant le tribunal, le prévenu affirme ne pas appartenir au mouvement lycéen. Il explique être venu « pour faire le buzz ». Cette justification ne convainc pas la partie civile, représentée par Me Jarry Mathias, qui estime que sa seule motivation n’est « ni politique ni sociale ». L’avocat rappelle aussi les conditions d’intervention des policiers, exposés selon lui à « une pluie de projectiles ».
Le droit de manifester au centre des débats
À l’audience, le procureur insiste sur l’absence de légitimité du prévenu dans ce rassemblement : « Vous n’êtes pas un lycéen. » L’avocat de la défense, Me Jérôme Vincent, lui oppose un argument de principe. Selon lui, manifester est un droit constitutionnel, que l’on soit lycéen ou non.
« Il n’y a pas de choc émotif »
Sur le terrain juridique, la défense plaide la relaxe. Elle soutient que l’infraction de violence suppose un résultat, ce qui n’est pas le cas ici : « il n’y a pas de choc émotif ». Elle relève aussi que les boucliers des policiers ne se sont même pas levés. Le tribunal suit cette argumentation et prononce la relaxe pleine et entière du jeune homme.
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