44 Peugeot 208 volées dans le Rhône : une Peugeot 207 a trahi trois hommes d’une même famille, condamnés jusqu’à 30 mois de prison.

Rhône : 44 Peugeot 208 volées, trois hommes d’une même famille condamnés grâce à une Peugeot 207
Dans l’agglomération lyonnaise et le Nord-Isère, une série de vols visant des Peugeot 208 a pris fin après plusieurs mois d’enquête. Un détail a joué un rôle décisif : la présence répétée d’une Peugeot 207 sur les lieux des faits. Trois hommes d’une même famille ont été condamnés, dont l’un à 30 mois de prison.
Une plainte à l’origine de l’enquête
Tout commence par une plainte déposée à la gendarmerie de Saint-Genis-Laval, relate Actu Lyon. Les militaires se penchent sur les images de vidéosurveillance et constatent qu’une même Peugeot 207 apparaît à proximité des véhicules dérobés, à plusieurs reprises.
Ce signe récurrent devient le fil conducteur des investigations. Il conduit les gendarmes à élargir leurs recherches et à identifier trois hommes issus d’une même famille.
44 vols et 15 tentatives recensés
Au fil des vérifications, les enquêteurs dénombrent 44 vols de Peugeot 208 et 15 tentatives. Les faits se sont déroulés dans plusieurs communes du Rhône : Vénissieux, Saint-Fons, Irigny, Brignais, Mornant et Saint-Genis-Laval, ainsi qu’à Chasse-sur-Rhône, en Isère.
L’ampleur de cette série, concentrée sur un même modèle de voiture, a alimenté la piste d’un mode opératoire répété sur un large périmètre.
La téléphonie et un terrain à Irigny
Les gendarmes ont également exploité les données téléphoniques des suspects. Le portable du conducteur de la Peugeot 207 a été localisé à proximité de chaque vol. Celui d’un membre de sa belle-famille l’a été lui aussi.
Plusieurs voitures volées ont par ailleurs été retrouvées sur un terrain situé à Irigny, où vivait le troisième homme mis en cause. Les trois hommes travaillaient dans le secteur de la ferraille. Ils ont contesté les accusations et gardé le silence devant les magistrats.
Des peines allant jusqu’à 30 mois de prison
Le tribunal a prononcé la sanction la plus lourde à l’encontre du conducteur de la Peugeot 207 : 30 mois de prison et 6 000 euros d’amende.
Son principal complice a écopé de huit mois de prison ferme, à purger sous bracelet électronique, auxquels s’ajoutent dix mois avec sursis et 4 000 euros d’amende. L’habitant d’Irigny a été condamné à dix mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende.
Un véhicule devenu la clé de l’affaire
Cette affaire illustre l’efficacité du recoupement entre vidéosurveillance, géolocalisation téléphonique et constatations de terrain. Une voiture jugée anodine a suffi à relier des dizaines de faits en apparence isolés.
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