LFI dénonce une tentative d’interpellation de Raphaël Arnault à la gare de Lyon. Selon une source proche du dossier, il s’agissait d’une simple convocation.

Raphaël Arnault : la « tentative d’interpellation » dénoncée par LFI était une simple remise de convocation
La France insoumise a affirmé, mardi 20 octobre, que le député Raphaël Arnault avait été visé par une interpellation planifiée à la gare de Lyon, à Paris. Selon une source proche du dossier, les policiers cherchaient en réalité à lui remettre une convocation dans le cadre de l’affaire Quentin Deranque. L’épisode a rapidement pris une tournure politique, jusqu’à l’Assemblée nationale.
Un communiqué qui embrase les réseaux sociaux
Dans la matinée du mardi 20 octobre, La France insoumise a diffusé un communiqué intitulé « Tentative d’arrestation surprise du député Raphaël Arnault : la bascule autoritaire du pouvoir ». Le mouvement y évoque une opération policière préparée contre l’élu à son arrivée en gare de Lyon. Le texte a très vite circulé sur les réseaux sociaux et alimenté une vive polémique.
Les éléments recueillis par Le Parisien décrivent pourtant une situation différente. Il ne s’agissait pas, selon cette source, d’une arrestation, mais d’une tentative de remise de convocation.
Une convocation liée à l’affaire Quentin Deranque
Cette démarche s’inscrit dans les investigations menées après la mort de Quentin Deranque, un jeune militant identitaire tué en février à Lyon (Rhône). Il a été tué par des membres de la Jeune Garde, mouvement fondé par Raphaël Arnault, aujourd’hui député du Vaucluse.
Les enquêteurs tentaient de joindre l’élu depuis plusieurs jours, sans succès. Faute de contact par les canaux habituels, ils auraient choisi de lui remettre le document à sa descente du train, avec le concours de la SNCF. L’opération n’aurait finalement pas abouti, en raison d’une confusion sur la rame empruntée par le parlementaire.
Des échanges tendus à l’Assemblée nationale
L’après-midi, le sujet est remonté dans l’hémicycle lors des questions au gouvernement, dans une ambiance particulièrement électrique. LFI y a maintenu que Raphaël Arnault aurait été la cible d’une tentative d’interpellation planifiée sur les quais. Le mouvement a parlé d’un « coup monté » et d’une « bascule autoritaire ».
Interpellé par Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis, le Premier ministre Sébastien Lecornu n’a ni confirmé ni infirmé ces allégations. Il a rappelé que la Jeune Garde avait été dissoute pour « valorisation de la violence, préparation aux affrontements violents, absence de condamnation des violences ». Il a également souligné que Raphaël Arnault avait lui-même été condamné pour « violences volontaires ».
Un climat politique déjà sous tension
Dans son communiqué, LFI rattache cet épisode au contexte des derniers jours. Le mouvement accuse l’exécutif de vouloir lui faire porter la responsabilité des violences du week-end.
Ces soupçons se sont appuyés sur une enquête de presse évoquant des consignes qu’aurait données le ministre de l’Intérieur à ses services. Un commissaire du renseignement territorial, cité sous couvert d’anonymat, affirme qu’on lui demande « texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT ». Les Insoumis ont dénoncé un « scandale d’État ». L’exécutif a balayé ces accusations devant les députés.
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Une super racaille a un poste de député!!!! C’est inédit. J’espère que l’instruction dans l’affaire Quentin Deranque, pourra lui trouver des responsabilités.