Selon Alliance Police nationale, six camions de CRS auraient protégé une chocolaterie de la famille de Brigitte Macron à Amiens le 17 octobre, pendant que 3 000 commerces étaient touchés.

Amiens : six camions de CRS devant la chocolaterie Trogneux, un syndicat de police réclame des explications
Un syndicat de police affirme qu’une demi-compagnie de CRS a été déployée samedi 17 octobre devant la chocolaterie Jean Trogneux, à Amiens, en marge des manifestations. Alors que des milliers de commerces ont été touchés partout en France, Alliance Police nationale s’interroge sur les priorités du dispositif et exige des réponses de l’Élysée et du ministère de l’Intérieur.
Une polémique née dans la police
Le syndicat Alliance Police nationale affirme que six camions de CRS, soit « une demi-compagnie », ont été positionnés à Amiens (Somme) devant la chocolaterie Jean Trogneux, rapporte Le Parisien. L’entreprise est dirigée par Jean-Baptiste Trogneux, petit-neveu de Brigitte Macron. Elle est connue localement pour le macaron d’Amiens.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux ce mardi, l’organisation déplore un manque d’effectifs ailleurs : « Il nous manquait des effectifs sur le terrain, voilà, en partie, où ils étaient ». Elle oppose ce dispositif aux « 3 000 commerces » qui, selon elle, ont été pillés au même moment.
« Les Français ont-ils tous droit à la même protection ? »
Le ton du syndicat est très offensif. Il lance : « Monsieur Macron, la République n’est pas votre propriété privée », puis pose plusieurs questions. Qui a donné les ordres ? Pour quelle mission ? Au détriment de quels besoins opérationnels ?
Alliance Police nationale affirme que les CRS « servent la République, pas les privilèges » et demande des explications officielles. Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a relayé la polémique sur X. Il y dénonce une protection jugée inéquitable et évoque des commerçants « abandonnés face aux pilleurs ».
À ce stade, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu aux sollicitations sur ce point précis.
Une mobilisation sous-estimée, des dégradations en série
Le 17 octobre, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans toute la France contre la vie chère et en soutien au mouvement lycéen. La mobilisation a atteint 550 000 participants selon la police et 800 000 selon les organisateurs. Elle n’avait pas été anticipée à cette échelle.
Des heurts ont éclaté avant même le début des cortèges, puis la situation a rapidement dégénéré.
Le gouvernement face aux critiques
Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, « au moins 3 000 commerces » ont subi des dégradations ou des pillages à Paris et dans de nombreuses villes. Lundi sur France Inter, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu « une perte de contrôle » des forces de l’ordre dans « certaines grandes villes ». Il s’est toutefois défendu d’avoir « sous-estimé » le dispositif de maintien de l’ordre.
La polémique d’Amiens relance le débat sur l’organisation des forces de sécurité lors des grands rassemblements. Elle pose aussi la question de la transparence des décisions de déploiement. Aucune explication officielle n’a été donnée à ce jour sur le dispositif mis en place devant la chocolaterie.
(Merci Yann Bourguignon)
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la famille trogneux pas touche macron à du certainement lui même donné l’ordre au préfet de proteger ce magasin c’est une honte alors que ces CRS auraient pus être déployés ailleurs
cette famille macron trogneux est maudite !!