Un médecin d’Orange est mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur des personnes vulnérables. Il a été placé en détention provisoire à Avignon.

Vaucluse : un médecin d’Orange mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur des patientes, il est placé en détention
Un praticien d’une quarantaine d’années, en poste à Orange, est soupçonné d’avoir agressé au moins quatre personnes, dont trois de ses patientes. Mis en examen vendredi 23 octobre, il a été incarcéré dans l’attente de son procès.
Une mise en examen confirmée par le parquet d’Avignon
Une affaire de nature criminelle secoue le Vaucluse, rapporte Le Dauphiné Libéré. Vendredi 23 octobre, la procureure de la République d’Avignon, Stéphanie Aouine, a confirmé la mise en examen d’un médecin pour « viols » et « agressions sexuelles ».
Les faits dénoncés auraient visé des personnes considérées comme vulnérables. À ce stade, ils restent des allégations que l’enquête devra établir ou non. Comme toute personne mise en examen, le praticien bénéficie de la présomption d’innocence.
Au moins quatre victimes présumées
Le médecin, exerçant à Orange, est soupçonné d’avoir abusé d’au moins quatre personnes. Trois d’entre elles étaient ses patientes, ce qui place l’affaire au cœur de la relation de confiance entre un soignant et les personnes qu’il suit.
Plusieurs auditions ont été menées durant l’enquête préliminaire, conduite par les policiers du commissariat d’Orange. Selon les informations du Dauphiné libéré, les éléments à charge réunis seraient conséquents, sans que leur nature ait été rendue publique.
Un dossier transféré de Carpentras à Avignon
Le dossier a d’abord été suivi par le parquet de Carpentras, dont dépend Orange, pendant l’enquête préliminaire. Compte tenu de la gravité des faits, de nature criminelle, il a ensuite été transmis à Avignon, où une information judiciaire a été ouverte le 23 octobre. Un juge d’instruction du pôle criminel est désormais chargé des investigations.
Placé sous mandat de dépôt
À l’issue de sa mise en examen, le médecin a été présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD). Ce magistrat a ordonné son placement sous mandat de dépôt, c’est-à-dire son incarcération pendant l’instruction.
Cette mesure n’est pas une condamnation. Elle vise notamment à garantir le bon déroulement des investigations. Il appartiendra au juge d’instruction, puis à la juridiction de jugement, de déterminer la réalité des faits et les éventuelles responsabilités.
Et maintenant ?
L’instruction pourrait durer plusieurs mois, voire davantage. Elle devrait permettre de multiplier les auditions, de vérifier les témoignages et de confronter les versions. Toute personne s’estimant victime de faits similaires peut se rapprocher des services de police ou de gendarmerie.
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