Menacée par des trafiquants après avoir refusé de cacher de la drogue, une mère célibataire vit à la rue avec son fils. La mairie peine à lui trouver un logement.

À Port-de-Bouc, dans les Bouches-du-Rhône, Denise*, 39 ans, mère célibataire d’un adolescent, a tout perdu après avoir refusé de servir de nourrice à un réseau de trafiquants de drogue. En décembre 2024, des dealers l’approchent à son domicile pour lui proposer 200 euros par jour en échange du stockage de stupéfiants. Elle refuse fermement. Très vite, les menaces pleuvent : « On sait où va ton fils au collège », lui lancent-ils. Craignant pour leur sécurité, elle fuit son logement avec son enfant et vit depuis à l’hôtel ou en Airbnb, cumulant plus de 2 800 euros de dettes.
Malgré une plainte déposée au commissariat de Martigues et des démarches auprès de la mairie, Denise ne parvient pas à obtenir un nouveau logement social, car elle en occupe déjà un – déserté. Cette affaire illustre la pression croissante des réseaux de drogue sur les habitants, notamment dans les communes périurbaines de Marseille. Le maire de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, alerte depuis des mois sur la montée du narcotrafic dans sa ville, désormais la deuxième commune du département en termes de saisies de stupéfiants. Une situation alarmante qui soulève une fois encore la question des moyens alloués à la lutte contre le trafic et à la protection des citoyens.
Pour en savoir plus : France Info
(Merci Yann Bourguignon)
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