À Marseille, des dockers refusent de charger 14 tonnes de pièces pour mitrailleuses à destination d’Israël, invoquant un geste contre le conflit à Gaza.

Jeudi 5 juin, les dockers du port de Marseille-Fos ont refusé de charger un conteneur de 14 tonnes contenant des pièces destinées à des fusils mitrailleurs, produits par l’entreprise marseillaise Eurolinks, et destinées à Israël. Alertés par la CGT Dockers, ces ouvriers ont bloqué l’expédition, affirmant leur refus de participer à ce qu’ils qualifient de “génocide en cours orchestré par le gouvernement israélien”.
Selon le syndicat, 19 palettes de maillons métalliques — des composants permettant de relier des balles pour des tirs en rafale — ont été identifiées puis mises à l’écart. Une fois qu’un chargement est refusé par les dockers, personne d’autre n’est autorisé à le manutentionner dans le port.
Cette action s’inscrit dans un contexte international tendu : depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a causé 1.218 morts israéliens, l’offensive militaire israélienne sur Gaza aurait fait plus de 54.600 morts, majoritairement civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Des figures politiques telles que Manuel Bompard, Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Faure ont salué l’initiative des dockers.
Contactés, ni l’entreprise Eurolinks ni le port de Marseille-Fos n’ont souhaité commenter.
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait déjà affirmé que les pièces concernées ne pouvaient faire l’objet que d’une “réexportation” par Israël.
Selon le média d’investigation Disclose, deux expéditions similaires avaient déjà été effectuées en avril et en mai entre Fos-sur-Mer et Haïfa.
Pour en savoir plus : BFMTV
(Merci Rudy van Cappellen)
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Bonjour , ils vont les faire livrées , en , Ukraine ? Cordialement .