Un homme de 61 ans, venu tuer son ex-compagne à Pons (Charente-Maritime), a ouvert le feu sur des gendarmes. L’un d’eux a été blessé, l’agresseur touché à la jambe a succombé à ses blessures deux jours plus tard. Deux enquêtes sont en cours.

Tentative de féminicide à Pons : l’agresseur ouvre le feu sur les gendarmes avant de succomber à ses blessures
PONS (CHARENTE-MARITIME) — Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 juillet 2025. Selon les informations d’Ici La Rochelle, vers 3h30 du matin, un homme de 61 ans, déterminé à tuer son ex-compagne, s’est présenté à son domicile armé d’un fusil. Grâce à l’alerte donnée par son fils, la victime a pu s’échapper et contacter les forces de l’ordre. L’intervention des gendarmes a évité le pire, bien qu’un adjudant ait été blessé par balle. L’agresseur, touché en retour, est décédé deux jours plus tard à l’hôpital.
Il arrive armé, elle parvient à s’enfuir
Prévenue in extremis par son fils, la femme — séparée de son ex-mari depuis deux ans — parvient à fuir discrètement par l’arrière de la maison. Elle se réfugie dans le lotissement voisin et compose immédiatement le 17 pour appeler les secours. L’homme, en colère, tambourine à la porte. Il habite une commune voisine.
Une patrouille de gendarmerie arrive rapidement sur les lieux. Les militaires procèdent aux sommations réglementaires et tentent d’utiliser un pistolet à impulsion électrique (taser) pour désarmer l’individu. Celui-ci ne réagit pas.
Il tire sur les gendarmes, une militaire riposte
L’homme ouvre alors le feu sur les forces de l’ordre. Un adjudant de 50 ans est blessé à la cuisse. Son adjointe, une gendarme de 23 ans, riposte immédiatement, tirant à son tour. Elle atteint l’agresseur à la jambe, au niveau du fémur et d’une artère.
Tombé au sol, l’homme reçoit les premiers soins de la part des militaires eux-mêmes, en attendant l’arrivée du SAMU. À ce stade, son pronostic vital n’est pas engagé.
Décès de l’agresseur deux jours après l’intervention
Transporté à l’hôpital de Saintes, l’homme de 61 ans est opéré à plusieurs reprises. Malgré les efforts des médecins, il succombe à ses blessures le mardi 22 juillet, en début d’après-midi. Une autopsie a été ordonnée par le parquet afin de déterminer les causes exactes de son décès.
Soutien psychologique pour les victimes
La femme, cible d’une tentative de féminicide, a été prise en charge dans une structure hospitalière spécialisée et bénéficie d’un accompagnement psychologique.
Le gendarme blessé a quitté l’hôpital dès le lendemain, tandis que sa jeune collègue, à l’origine du tir, a également été placée en observation médicale. Elle est suivie psychologiquement.
Deux enquĂŞtes distinctes ouvertes
Deux procédures judiciaires ont été lancées :
L’une, menée par la Brigade des recherches de Saintes, porte sur les faits de tentative de meurtre par conjoint et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique. L’autre, confiée à la Section de recherches de Poitiers, doit déterminer les conditions d’usage de l’arme à feu par la gendarme, conformément aux protocoles en vigueur.
Une tentative de féminicide évitée de justesse
Cette affaire, qualifiée de tentative de féminicide, souligne une nouvelle fois l’importance de la rapidité d’intervention des forces de l’ordre et de la capacité d’alerte des proches, qui ont permis à la victime d’échapper à une issue tragique.
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C’est le courage, la dĂ©termination de ces gendarmes qui ont permis de sauver cette femme.
Sa jeune collègue a fait montre d’une rapiditĂ© de rĂ©action, qui a sans doute ce qui a sans doute sauvĂ© son collègue!
J’espère qu’elle sera soutenue, par sa hiĂ©rarchie, comme il se doit?
Soutien aux FDO.