À Maubeuge, 4 200 anciens patients d’un cabinet dentaire hospitalier ont reçu un courrier les informant d’un risque minime de contamination au VIH et aux hépatites B et C, après une inspection de l’ARS. L’hôpital appelle à des dépistages préventifs.

Cabinet dentaire de Maubeuge : 4 200 patients potentiellement exposés à un risque viral minime
Maubeuge (Nord) – Selon les informations de La Voix du Nord, une vague d’inquiétude a saisi des milliers de patients après la réception, lundi 4 août, d’un courrier du Centre hospitalier de Maubeuge (CHM). Ce document informe 4 200 anciens patients d’un risque infime de contamination au VIH ainsi qu’aux hépatites B et C, à la suite d’un manquement aux règles de stérilisation dans un cabinet dentaire de l’établissement.
Un manquement repéré lors d’une inspection de l’ARS
Tout commence en janvier 2025, lors d’une inspection de routine de l’Agence régionale de santé (ARS) dans le cadre de l’amélioration continue de la qualité des soins. Celle-ci révèle que les porte-instruments dynamiques, utilisés notamment pour certains actes chirurgicaux dentaires, étaient désinfectés mais non stérilisés.
« Cela se faisait ainsi depuis des années », reconnaît Cyril Lenne, directeur du CHM, tout en insistant sur le caractère minime du risque :
0,003 % pour le VIH, 0,005 % pour le VHC (hépatite C), 0,3 % pour le VHB (hépatite B).
Dépistage conseillé, mais pas obligatoire
Les patients concernés sont ceux ayant bénéficié d’actes dentaires impliquant des soins chirurgicaux. Le courrier précise que les personnes non contactées ne sont pas concernées par le risque. Par mesure de précaution, l’hôpital recommande aux patients de consulter leur médecin traitant ou de venir à l’hôpital pour un dépistage gratuit, pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
Une cellule d’écoute téléphonique a été mise en place au 03 27 69 44 80 pour répondre aux inquiétudes et orienter les patients. Des professionnels formés et un médecin sont mobilisés pour fournir des explications claires et individualisées.
Colère et incompréhension chez certains patients
Malgré les assurances de l’hôpital, certains patients expriment leur colère. « Ma mère a reçu un courrier pour un soin datant de juin 2024. C’est inadmissible d’être informée un an après ! », déplore Stéphanie, fille d’une patiente concernée. Sur les réseaux sociaux et dans les discussions locales, des appels à déposer plainte collectivement émergent.
Le nouveau protocole de stérilisation exigé par l’ARS a été immédiatement appliqué à la suite de ce signalement. Le CHM insiste sur l’absence de danger immédiat, mais la situation souligne les conséquences que peuvent avoir des pratiques médicales négligées, même lorsque les risques sont jugés faibles.
(Merci Rudy van Cappellen)
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