À Juan-les-Pins, un adolescent de 17 ans a été l’objet d’un guet-apens organisé sur Snapchat. Il a été grièvement blessé par trois jeunes, souffrant de blessures au crâne et au visage. Une enquête et une procédure judiciaire sont en cours.

Un piège virtuel qui tourne au cauchemar
Jeudi 7 août, vers 20h, un adolescent de 17 ans quitte brièvement son domicile boulevard Raymond-Poincaré, à Juan-les-Pins. Six minutes plus tard, il revient ensanglanté après avoir été violemment agressé par trois individus. Une vidéo tournée peu après le montre hagard, appuyé contre un mur pour rester debout.
Conduit aux urgences d’Antibes, il est transféré en réanimation pédiatrique à l’hôpital Lenval de Nice, avec un diagnostic alarmant : traumatisme crânien, hématome de 5 cm, fractures de l’orbite et du nez, dents cassées. Placé sous coma artificiel, il bénéficie d’un arrêt de travail d’au moins 30 jours. « Il est rentré à la maison ce matin […] le choc est énorme pour la famille », confie son père à Nice-Matin.
Une embuscade orchestrée via Snapchat
Le père remet aux enquêteurs les pseudonymes Snapchat des agresseurs présumés ainsi qu’une vidéo de l’agression. Les trois jeunes sont interpellés le 9 août et reconnaissent les faits. Un témoin confirme avoir vu l’acte. Les suspects évoquent un « couteau » porté par la victime, mais aucune arme n’a été retrouvée sur place, ni dans ses vêtements ou sur la vidéo — ce que les parties civiles considèrent comme une version fallacieuse visant à dissimuler une violence préméditée.
L’avocat de la victime, Me David-Olivier Kaminski, dénonce un guet-apens :
« Il s’est présenté seul, en toute confiance, pour une simple explication, avant d’être roué de coups sans aucun motif valable. »
Vers un procès pour violences aggravées
La justice poursuit le dossier pour violences aggravées en récidive, passibles de six ans d’emprisonnement. La partie civile réclame une provision de 30 000 € pour préjudices physiques et moraux, ainsi qu’une indemnisation complémentaire de 8 000 € pour les frais engagés.
L’audience, renvoyée à septembre, devra permettre d’évaluer les séquelles physiques et psychologiques du jeune garçon, dont l’état demeure fragile.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







Quelle horreur !!
C’est super les rĂ©seaux sociaux, ils discutent et attirent les jeunes dans un guet-apens… C’est honteux !!
Comment peut-on agresser une personne de la sorte ??
Une bande d’abrutis Ă mettre en prison et pas de sursis avec un rappel Ă l’ordre !!