À Millau, un jeune homme de 22 ans, originaire du Mali, a été condamné à 10 mois de prison ferme pour avoir agressé sexuellement une éducatrice dans un foyer d’hébergement d’urgence. La victime est en arrêt de travail.

Une éducatrice agressée dans l’exercice de ses fonctions
Selon les informations de La Dépêche, un éducateur spécialisé d’un foyer d’hébergement d’urgence de Millau a été victime d’une agression sexuelle commise par un résident de 22 ans, originaire du Mali. Les faits ont été jugés devant le tribunal correctionnel de Rodez, où l’accusé a reconnu sa responsabilité.
Les faits remontent au mois d’août
Le 18 août 2025, au foyer d’hébergement d’urgence de Rodez, l’éducatrice se trouvait seule dans la chambre du résident pour en vérifier l’état. Alors qu’elle se baissait, l’homme s’est approché d’elle, posant ses mains sur ses hanches et se collant contre son corps. Choquée, la jeune femme n’avait pas immédiatement signalé l’incident, craignant des représailles.
Dix jours plus tard, l’homme a récidivé. Dans le bureau de l’éducatrice, il a exhibé son sexe, prétextant des douleurs. Cette fois, les faits ont été signalés et l’homme immédiatement expulsé du foyer de Rodez. Il a ensuite été transféré vers celui de Millau, où il a finalement été interpellé.
Un profil déjà suivi par la justice
Né en 2003 au Mali et arrivé en France en 2019, le prévenu avait déjà purgé six mois de prison pour violences aggravées contre des gendarmes. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation, en charge de son suivi, avait signalé ses pulsions sexuelles. Un psychiatre avait également relevé une consommation excessive d’alcool et de cannabis, ainsi que des troubles de la personnalité.
Le verdict du tribunal
À l’audience, la procureure de la République, Émilie Passier, a requis 20 mois de prison et une interdiction du territoire français pendant dix ans. Le tribunal a finalement condamné le jeune homme à : 10 mois d’emprisonnement ferme, 1 000 € de dommages et intérêts pour la victime, une interdiction d’entrer en contact avec elle, un suivi sociojudiciaire obligatoire.
La victime, profondément marquée par cette agression, est aujourd’hui en arrêt de travail.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







