La croix du col de la Crouzette, repère ancestral entre les vallées de Bethmale et d’Eychelles, a été une nouvelle fois vandalisée en août 2025. Bergers et randonneurs dénoncent un geste incompréhensible qui brise un pan de mémoire locale.

Un destruction qui choque la vallée
En août 2025, selon les informations de La Dépêche, la croix du col de la Crouzette — aussi appelée portet d’Eychelles — a été retrouvée mutilée : l’ouvrage de pierre, érigé depuis des générations à la jonction des vallées de Bethmale et d’Eychelles, a été brisé à la masse. Ce lieu, qui marque depuis près de trois siècles le passage entre les estives de Haute Serre et les vallées de Bethmale, Soueix, Sentenac et Seix, est un repère connu des bergers comme des randonneurs.
L’acte a suscité une vive émotion parmi les habitants et les usagers des chemins : pour beaucoup, la croix n’était pas seulement un objet décoratif mais un morceau d’histoire locale, transmis de génération en génération.
Un historique de malveillance et de renaissance
La croix du col de la Crouzette a déjà subi des déprédations. En 2001, l’édifice initial avait été volé. Deux ans plus tard, une nouvelle croix, taillée dans une pierre extraite près du col de la Core (côté Seix), a été remplacée et scellée sur place. L’œuvre avait été réalisée par Thierry Galey, originaire de Samortein-en-Bethmale, artisan et dessinateur dans l’industrie aéronautique à Toulouse. En 2004, cette croix de remplacement avait été bénie par l’abbé Jean Fauroux, connu pour ses interventions dans la région. À l’époque, le maire de Bethmale avait ironisé sur la détermination des futurs vandales : « leurs auteurs auront intérêt à s’armer de burin et de marteau pour l’arracher. »
Réactions sur le terrain : indignation et incompréhension
Bergers, habitants et randonneurs interrogés expriment leur indignation. Pour les éleveurs qui fréquentent ces estives depuis des décennies, la croix était un point de repère humble mais chargé de sens. Les associations locales de protection du patrimoine et les collectivités locales sont attendues pour faire le point sur les suites à donner : dépôt de plainte, surveillance renforcée des lieux, et éventuellement une nouvelle réparation ou restauration.
Quel avenir pour ce patrimoine discret ?
La récurrence des atteintes soulève la question de la protection des petites traces du passé en milieu montagnard : comment préserver ces repères modestes mais symboliques sans altérer le caractère sauvage des lieux ? Plusieurs pistes peuvent être envisagées : reportages et sensibilisation auprès des usagers des sentiers, renforcement des patrouilles pastorales, ou encore intervention d’artisans locaux pour une restauration fidèle à la tradition.
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Et en 2050, lorsque les responsables auront enfin compris que les « Richesses Pour la France » ont pillĂ© et brĂ»lĂ© notre pays, eh bien il n’y aura plus de pays.
C’est une honte de dĂ©truire notre patrimoine. Mais oĂą va-t-on ??
Des abrutis, bande de dĂ©gĂ©nèrĂ©s… On ne peut pas cautionner de tels actes. En quoi cette croix, ce repère les dĂ©range..
Il faut absolument que tous ces actes de destructions, violences cessent !!
300 ans, ce n’est pas comme ci elle venait d’etre posĂ©e, et que on pourrait se poser la question de la laicitĂ©. Mais non c’est du patrimoine, un vestige du passĂ© de nos montagnes. Honte a celui qui est montĂ© briser la croix, tout comme celui qui a arrachĂ© un calvaire sur le cĂ´te d’Azur. c’est nos racines.