Un gendarme a été placé en garde à vue après avoir abattu un homme armé d’un couteau au Moule, en Guadeloupe. L’individu, qui s’en prenait aux forces de l’ordre, n’avait pas pu être neutralisé au taser. Une enquête est en cours.

Guadeloupe : un gendarme en garde à vue après avoir abattu un homme armé d’un couteau au Moule
Un militaire de la gendarmerie nationale a été placé en garde à vue à la suite d’un tir mortel sur un individu qui menaçait les forces de l’ordre avec une arme blanche. Les faits se sont produits en début de soirée au Moule, dans l’archipel guadeloupéen.
Un homme armé abattu lors d’une intervention de gendarmerie
C’est en début de soirée, aux alentours de 19 heures locales — soit 1 heure du matin à Paris — que des gendarmes sont intervenus au Moule, commune située sur la Grande-Terre. Ils se sont retrouvés face à un homme brandissant un couteau et adoptant une attitude menaçante à leur égard, relate Le Figaro.
Confrontés à la résistance de l’individu, les militaires ont d’abord eu recours à un pistolet à impulsion électrique dans le but de le maîtriser. La tentative de neutralisation s’avérant infructueuse, l’un des gendarmes a fait usage de son arme de service. L’homme a succombé à ses blessures.
Parquet saisi, garde Ă vue ouverte
La procureure adjointe du tribunal de Pointe-à -Pitre, Alexandra Onfray, a confirmé le décès de l’individu dans la soirée de dimanche. Conformément à la procédure légale applicable en cas de mort violente impliquant un agent de l’État, le gendarme ayant ouvert le feu a été placé en garde à vue.
Un magistrat du parquet s’est rendu sur place afin de procéder aux premières constatations. La section de recherche de la gendarmerie, compétente pour ce type d’affaires sensibles, a été chargée de l’enquête destinée à établir précisément le déroulé des événements et les conditions dans lesquelles l’arme a été utilisée.
Une procédure encadrée pour établir les responsabilités
Le placement en garde à vue d’un gendarme à la suite d’un tir mortel est une mesure systématique, qui ne préjuge en rien de la responsabilité pénale du militaire concerné. Il s’agit d’un acte d’enquête permettant de recueillir les déclarations du mis en cause dans les premières heures suivant les faits.
L’instruction devra notamment déterminer si les conditions de la légitime défense étaient réunies, si le recours à la force létale était proportionné à la menace et si toutes les alternatives de neutralisation disponibles ont bien été épuisées avant l’usage de l’arme. Les résultats de cette enquête seront déterminants pour la suite judiciaire donnée à l’affaire.
(Merci Laurent B.)
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