A Orléans, un Sénégalais et sa « deuxième épouse » sont jugés pour le meurtre de Clothilde, 31 ans, enceinte au moment des faits. Ce féminicide, sur fond de polygamie et d’emprise religieuse, avait bouleversé Montargis en 2022.

Clothilde Ba et le bébé qu’elle attendait ont été tués le 3 août 2022 à Montargis
Un ménage à trois sous emprise religieuse
Le procès d’un drame hors normes s’ouvre ce lundi 15 septembre devant la cour d’assises du Loiret, à Orléans. Selon les informations du Parisien, deux Sénégalais, Sileye Ba, 38 ans, et Dieynaba Kande, 34 ans, sont jugés pour meurtre aggravé et violences habituelles après la mort de Clothilde Ba, 31 ans, survenue dans la nuit du 2 au 3 août 2022 à Montargis.
La jeune femme, enceinte de plusieurs mois, a succombé à de violents coups portés au visage et au crâne, sous les yeux de ses trois enfants. Le bébé qu’elle attendait n’a pas survécu.
Une rencontre marquée par l’emprise
Clothilde Ba, originaire de France, avait rencontré Sileye Ba en 2015 lors d’un stage à Dakar. Séduite, elle l’épouse rapidement avant de revenir en France avec lui. Peu à peu, son entourage observe un changement radical : rupture avec sa famille, adoption de nouvelles pratiques religieuses et mise à l’écart progressive de ses amis.
Sileye Ba se présente comme adepte du mouvement Baye Fall, une branche de l’islam soufi où les femmes, cantonnées aux tâches ménagères et à la dépendance matérielle, vivent sous l’autorité totale de leur mari.
Une deuxième épouse dans le foyer
En 2018, l’équilibre déjà fragile bascule avec l’arrivée de Dieynaba Kande, officiellement présentée comme une cousine mais en réalité ancienne épouse de Sileye. Un ménage à trois se met alors en place dans un appartement exigu de Montargis, où vivent aussi quatre enfants.
Les voisins décrivent une Clothilde isolée, désormais voilée, surveillée de près par Dieynaba. Ses relations avec son père cessent totalement. La famille survit grâce aux aides sociales et au soutien financier ponctuel de sa mère, Sylvie.
Une famille brisée
Sylvie Ghiti, mère de la victime, finit par s’installer avec eux. Elle se convertit à l’islam et se soumet elle aussi à l’autorité de Sileye Ba, qu’elle appelle « mon guide ». Fragile psychologiquement, elle sombre à son tour dans ce climat d’emprise. Confrontée à des scènes de violences, elle finit par quitter le foyer et se suicide en mai 2022.
Dans un message adressé à son gendre avant sa mort, elle écrit :
« Ton Dieu m’a détruite et vous aussi. »
Alertes ignorées et autopsie accablante
Au printemps 2022, des signalements avaient été adressés aux services sociaux du Loiret concernant la situation de la famille : conditions de vie dégradées, climat de violence et enfants en danger. Clothilde, sous influence, minimise et détourne les inquiétudes, allant jusqu’à inventer une agression pour justifier ses blessures.
Son autopsie révélera pourtant de multiples ecchymoses, y compris sur les parties génitales, témoignant de violences répétées.
Un procès pour la vérité et la justice
Aujourd’hui, Sileye Ba et Dieynaba Kande s’accusent mutuellement d’avoir porté les coups mortels. Tous deux encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Pour les parties civiles, ce procès doit être l’occasion de mettre en lumière l’emprise, les humiliations et les maltraitances subies par Clothilde.
« Ce procès doit aussi servir à retracer et comprendre les humiliations et les maltraitances subies par Clothilde », insiste Me Pauline Rongier, avocate de la famille.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Comment peut-on accepter une telle situation en France ??
Il y a eu des signalements, mais personne ne rĂ©agit !! C’est vraiment affolant, impensable.
On est en France, il me semble que la bigamie est interdite !!
Comment peut-on se laisser dominer, emprisonner par ce genre d’individu, un islamiste….
J’ai du mal Ă comprendre pourquoi se marier avec une telle ordure…