Après une année d’expérimentation, le lycée privé Jeanne d’Arc du Péage-de-Roussillon (Isère) renonce à l’uniforme. Les élèves, victimes de moqueries et même de jets de pierres, dénonçaient inconfort et stigmatisation.

Une expérimentation écourtée après seulement un an
Depuis la rentrée, les lycéens du lycée privé Jeanne d’Arc, au Péage-de-Roussillon, peuvent à nouveau s’habiller comme ils le souhaitent, selon les informations du Figaro. L’établissement a mis fin à l’obligation du port de l’uniforme, après seulement une année d’essai.
Initialement prévue pour durer deux ans, cette expérimentation avait été financée à hauteur d’un million d’euros par la Région et l’État. Mais face aux tensions grandissantes, la direction a choisi de trancher : « Dès lors que mes élèves sont mis en danger, il m’est impossible de poursuivre », a justifié la cheffe d’établissement, Céline Debhane.
Des uniformes jugés inadaptés et trop coûteux
Dès le départ, de nombreux élèves ont critiqué ces tenues :
quantité jugée insuffisante pour toute l’année scolaire, sweats inadaptés au froid, coupes unisexes peu confortables, coût élevé avoisinant 300 euros.
Mais au-delà de l’inconfort, c’est surtout le regard et le comportement des autres jeunes qui a pesé. Jade, lycéenne, témoigne : « Ce n’était pas simple de sortir et de croiser d’autres jeunes habillés comme ils voulaient… On craignait leur regard. »
Moqueries, insultes et jets de pierres
Certains élèves ont rapporté avoir été stigmatisés en dehors du lycée. « On nous a traités de “riches de base” », raconte Jade. Son camarade Hugo ajoute : « Cela a même dégénéré en jets de cailloux. »
Face à ces violences, l’établissement n’a pas souhaité prolonger l’expérimentation. Deux des trois autres établissements pilotes de la région ont également décidé d’y renoncer.
Une mesure controversée au niveau national
Le port de l’uniforme avait disparu de l’école publique française depuis 1968. Mais en décembre 2023, Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation, a relancé le débat en lançant cette expérimentation. L’objectif affiché : renforcer la cohésion, améliorer le climat scolaire et valoriser l’image des établissements.
Aujourd’hui, l’essai se poursuit encore dans 124 établissements en France (101 écoles, 15 collèges et 8 lycées), soit à peine 0,2 % du total. Le ministère laisse ouverte la possibilité d’une généralisation : « Ça dépendra du ministre ou de la ministre en poste au moment de décider à la fin de l’année scolaire. »
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en Guyane, les Ă©lèves porte des tenues simple tee shirt et pantalon, short et jupe (pour les filles) de couleur identique pour chaque Ă©cole, et il n’y a aucun problème et cela ne coute pas une fortune puisque tous ces vĂŞtement se trouve dĂ©jĂ dans les commerces
C’est incroyable qu’il y ait des moqueries, des insultes par rapport Ă une tenue !
Dans bien d’autres pays les Ă©lèves portent tous le mĂŞme uniforme et il n’y a aucun problème.
C’est vraiment inacceptable, affolant ce qui se passe en France.
Ceux qui insultent, se moquent, ne sont que des abrutis