Cinq surveillants de la prison d’Angoulême ont été arrêtés pour un présumé trafic de téléphones et de drogue au profit de détenus, en échange d’argent.

Un scandale sans précédent à la maison d’arrêt d’Angoulême
Lundi 13 octobre 2025, à l’aube, un important coup de filet a été mené à la maison d’arrêt d’Angoulême (Charente). Selon les informations de La Charente libre, cinq agents pénitentiaires ont été interpellés par les forces de l’ordre et placés immédiatement en garde à vue. Ils sont suspectés d’avoir introduit des téléphones portables et des stupéfiants à l’intérieur de l’établissement, moyennant des sommes d’argent versées par des détenus ou leurs proches.
Selon des sources proches de l’enquête, tous les surveillants mis en cause appartiendraient à la même équipe et l’un d’eux en serait le chef supposé.
Une enquête déclenchée après le signalement d’un détenu
Les investigations ont débuté à la suite des révélations d’un détenu. Les suspects ont été placés sous surveillance pendant plusieurs semaines. Les enquêteurs auraient rassemblé des éléments probants démontrant l’existence d’un trafic bien organisé : téléphones, drogues et objets illicites auraient été livrés en échange de « rétributions importantes ».
Garde à vue prolongée et chefs d’accusation lourds
Le procureur de la République de Périgueux a ouvert une information judiciaire pour : trafic de stupéfiants, extorsion et association de malfaiteurs
En raison de la nature des faits, la garde à vue des cinq agents pourrait être prolongée jusqu’à 96 heures, comme le prévoit la procédure spéciale en matière de criminalité organisée.
Un précédent inquiétant
Ce n’est pas la première affaire touchant cet établissement pénitentiaire. En novembre 2022, un surveillant avait déjà été condamné à une peine de prison ferme pour avoir fourni de la drogue à des détenus. Par ailleurs, un rapport du Sénat publié en 2024 alertait sur le risque croissant de corruption au sein de certains corps de l’État, notamment les agents pénitentiaires.
Une affaire qui ébranle la confiance dans l’institution
Ce scandale met en lumière les vulnérabilités des établissements carcéraux face aux pressions et tentatives de corruption. Il soulève également la question des moyens de contrôle internes et de l’intégrité des personnels chargés de la sécurité nationale.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Super, quelle honte pour cette profession !! Comment ensuite peut-on croire en leur fiabilitĂ©….
Évidemment tous les surveillants pĂ©nitentiaires ne sont pas tous des « trafiquants », mais lĂ c’est un exemple de ce qui peut se passer dans les prisons, l’appât du gain facile….