Un homme de 34 ans, sans papiers et au casier judiciaire vierge, est soupçonné d’avoir agressé sexuellement une femme de 79 ans dans le XXᵉ arrondissement de Paris en avril 2024. La chambre de l’instruction a confirmé son maintien en détention. L’enquête se poursuit.

Une détention confirmée par la justice
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé, ce mardi, le placement en détention provisoire d’un homme de 34 ans suspecté d’avoir violé une femme âgée de 79 ans à son domicile, en avril 2024, dans le XXᵉ arrondissement de la capitale, relate Le Parisien. L’intéressé conteste les faits et maintient qu’aucune relation sexuelle non consentie n’a eu lieu.
Un acte présumé commis après un geste d’aide
Selon les éléments de l’enquête, les faits se seraient déroulés après que l’homme, croisé dans une épicerie proche du domicile de la victime, lui aurait proposé de porter ses courses. La septuagénaire, présentant un léger trouble cognitif, aurait accepté et invité l’homme à entrer chez elle. C’est à ce moment que l’agression sexuelle présumée aurait eu lieu.
La plaignante a contacté les forces de l’ordre le soir même via le 17, indiquant avoir subi un viol. Les enquêteurs ont procédé à des prélèvements ADN et analysé les images de vidéosurveillance du quartier.
Des éléments matériels au cœur du dossier
Les analyses génétiques auraient confirmé la présence d’ADN du suspect sur le corps et les vêtements de la victime. Lors des premières auditions, l’homme a nié tout contact sexuel. Il a ensuite reconnu des gestes de nature sexuelle, tout en affirmant qu’ils étaient consentis et qu’aucune pénétration n’avait eu lieu.
Le parquet souligne que la santé de la plaignante se serait dégradée à la suite des faits présumés.
Un profil jugé « instable » par l’accusation
L’homme, mécanicien de profession, résiderait en France depuis neuf ans sans titre de séjour. Le parquet le décrit comme un individu « vivant dans la dissimulation », sans domicile fixe, sans emploi déclaré et consommateur régulier d’alcool.
Son casier judiciaire est vierge et les experts psychiatres n’ont diagnostiqué aucun trouble mental. Les investigations ont toutefois relevé une fréquentation de prostituées ainsi qu’un intérêt particulier pour des contenus pornographiques mettant en scène des femmes âgées.
La défense évoque une procédure « fragile »
L’avocat du mis en examen conteste la solidité du dossier. Il soutient que les accusations reposent principalement sur les déclarations de la plaignante, dont les facultés cognitives sont discutées. Selon lui, la version de la plaignante aurait évolué au fil du temps, allant d’une agression sexuelle présumée à l’allégation de viols multiples.
La défense considère que l’ADN ne constitue pas une preuve de viol, le suspect ayant reconnu une interaction physique d’ordre sexuel, qu’il dit consentie.
L’enquête toujours en cours
La procédure suit son cours. La présomption d’innocence s’applique au mis en examen tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée. La justice devra déterminer s’il s’agit d’un viol, comme le prétend la plaignante, ou d’un acte consenti, comme l’affirme le mis en cause.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




