Un médecin de 67 ans, mis en examen pour agressions sexuelles sur deux patients mineurs, s’est suicidé dans l’unité psychiatrique où il était placé sous surveillance à Toulouse.

Un médecin mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs se suicide à Toulouse.
Un médecin généraliste de 67 ans, exerçant à Muret, près de Toulouse (Haute-Garonne), s’est donné la mort le lundi 27 octobre au sein de l’hôpital psychiatrique Gérard Marchant, a confirmé le parquet de Toulouse à La Provence. Il avait été mis en examen quatre jours plus tôt pour des faits présumés d’agressions sexuelles sur mineurs.
Mise en examen et placement en détention
Selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, le praticien était poursuivi pour viol par fellation et atteintes sexuelles, en 2021, sur un adolescent de 13 ans et atteintes sexuelles aggravées, en 2024, sur un patient de 15 ans atteint d’un handicap psychomoteur.
L’homme contestait formellement les faits. Placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses le 23 octobre, il avait été transféré dès le lendemain dans une unité spécialisée en milieu hospitalier, en raison de son état de santé.
Suicide à l’hôpital
Le parquet indique que le décès est survenu « par pendaison à l’aide du câble d’un appareil de ventilation », dispositif médical qui lui avait été attribué en raison d’apnées du sommeil. L’acte s’est produit dans sa chambre au sein du service dédié aux personnes détenues.
Conséquences judiciaires
Le parquet a précisé qu’une enquête sur les causes de la mort est en cours. Le décès du mis en cause devrait entraîner l’extinction de l’action publique concernant les faits d’agressions sexuelles, mais des investigations seront menées afin d’éclaircir les circonstances exactes des accusations initiales.
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