Bergerac : refusant de quitter les lieux, des locataires poussent leur propriétaire à squatter sa propre maison. Récit d’un conflit locatif hors norme.

Bergerac : il squatte sa propre maison pour se débarrasser de locataires récalcitrants
Un propriétaire contraint à des mesures extrêmes pour récupérer son bien
À Bergerac, un propriétaire a dû recourir à une méthode aussi inattendue que radicale pour reprendre possession de sa maison, occupée illégalement par ses anciens locataires après la fin de leur bail, relate Sud-ouest.
Un préavis respecté, mais ignoré
Jimmy Lestage avait acquis sa maison bergeracoise en 2019 avant de la rénover entièrement. En 2024, il décide de la louer meublée pour partir s’installer temporairement au Canada. Pendant un an et demi, la location se déroule sans incident.
Soucieux d’anticiper son retour, le propriétaire prévient ses locataires six mois avant l’échéance du bail, soit le double du délai légal de trois mois. Malgré cette précaution, une semaine avant la fin du préavis, les occupants lui annoncent qu’ils n’ont pas l’intention de quitter les lieux.
Squatter sa propre maison : une décision inhabituelle
Conscient que les procédures d’expulsion classiques peuvent s’étirer sur de longs mois, Jimmy Lestage choisit une voie peu commune : il s’installe lui-même dans sa maison, aux côtés des locataires récalcitrants.
Pendant trois jours, sept personnes cohabitent ainsi sous le même toit, chacune de son côté, dans un climat tendu mais sans affrontement direct. La situation prend cependant fin lorsque les forces de l’ordre lui signifient qu’il ne peut légalement partager le logement avec les occupants en place.
Une caravane et des coupures stratégiques
Délogé de sa propre maison, le propriétaire installe alors une caravane devant le portail, qu’il raccorde à l’eau et à l’électricité du garage. Il y restera une dizaine de jours.
C’est à cette période qu’il découvre une anomalie financière : le compteur d’eau du logement avait été rouvert à son nom pendant deux ans, lui occasionnant une facture de 2 038 euros. Face à cette découverte, il décide de couper l’arrivée d’eau juste après le compteur. En représailles, les locataires lui coupent l’électricité de sa caravane.
Jimmy Lestage réagit alors en contactant son fournisseur d’énergie pour réduire la puissance électrique du logement au minimum, rendant l’usage simultané d’un réfrigérateur et d’un lave-linge impossible sans faire disjoncter l’installation. Quelques jours plus tard, les locataires annoncent leur départ.
Un logement dévasté, une procédure judiciaire en vue
Le propriétaire récupère finalement les clés de sa maison le 5 juillet. Mais le constat s’avère amer : moisissures, dégradations multiples et un logement laissé dans un état très éloigné de celui, entièrement rénové, qu’il avait loué. Un huissier de justice a été mandaté pour établir un état des lieux détaillé, évaluant les dégâts à 42 000 euros. Jimmy Lestage envisage désormais une action en justice.
La version des anciens locataires
Contactés, les anciens occupants affirment avoir toujours réglé leur loyer dans les délais et assurent qu’ils avaient bien l’intention de quitter les lieux et de les remettre en état, mais peinaient à trouver un logement suffisamment grand, comptant trois à quatre chambres. Concernant le compteur d’eau, ils évoquent une erreur imputable au fournisseur d’énergie, une explication contestée par le propriétaire.
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Bravo il y en a marre que la justice soit toujours du côté des délinquants!
Un peu de bon sens moi j’ai une location à leurs proposer au Touquet face à
la mer le logement est vacant en ce moment mais il sera compliqué d’y rentrer!