Une femme de 68 ans est décédée samedi soir à Pont-Sainte-Maxence (Oise) dans une collision entre sa voiture et un véhicule de gendarmerie en intervention. Deux autres occupantes ont été légèrement blessées et trois gendarmes, indemnes mais choqués, ont été placés en garde à vue. Une enquête de la brigade de recherches de Chantilly doit éclaircir les circonstances exactes du drame.

Oise : une sexagénaire tuée dans une collision avec un véhicule de gendarmerie
Une intervention qui tourne au drame
Une femme de 68 ans est morte samedi en début de soirée à Pont-Sainte-Maxence (Oise) dans un accident de la route impliquant un véhicule de gendarmerie en intervention, rapporte Le Parisien. Le choc s’est produit peu avant 20 heures, à un carrefour régulé par des feux tricolores, sur l’un des axes principaux de la commune.
Le maire de Pont-Sainte-Maxence, Arnaud Dumontier (DVD), évoque « un drame pour tout le monde », soulignant la violence de l’accident et l’émotion suscitée localement.
Le déroulé de l’accident à Pont-Sainte-Maxence
Les premiers éléments recueillis indiquent qu’un véhicule de gendarmerie, à bord duquel se trouvaient trois militaires, circulait rue Jean-Jaurès, l’artère traversante principale de la ville. Les gendarmes se rendaient en intervention en direction de Senlis, avec gyrophare et sirène deux tons activés.
Au niveau d’un carrefour équipé de feux de signalisation, la voiture de gendarmerie est entrée en collision avec un autre véhicule arrivant par la rue d’Halatte. Sous la violence du choc, cette voiture a été projetée jusqu’au coin de la rue Marie-Bray, de l’autre côté de l’intersection.
Une victime décédée, deux blessées légères
Le véhicule percuté transportait trois femmes. Deux d’entre elles ont été légèrement blessées et prises en charge par les secours. La troisième occupante, une femme de 68 ans, n’a pas survécu, malgré une intervention rapide des services de secours sur place.
La victime, habitante de Pont-Sainte-Maxence, était connue des services municipaux. Le maire, présent sur les lieux après l’accident, décrit « une dame très discrète », épouse d’un ancien cantonnier de la ville, lui-même décédé quelques années plus tôt après un malaise au bord de l’Oise. L’élu estime que « le sort semble s’acharner sur cette famille ».
Les gendarmes placés en garde à vue
Les trois militaires présents dans le véhicule de gendarmerie sont sortis indemnes physiquement de l’accident, mais particulièrement choqués. Ils ont été transportés à l’hôpital pour des examens de contrôle.
À l’issue de ces vérifications médicales, le conducteur et le chef d’équipage ont été placés en garde à vue. Selon le procureur de la République de Senlis, Loïc Abrial, il s’agit d’« une procédure normale dans ce type de situation », dès lors qu’un accident grave survient lors d’une intervention avec un véhicule prioritaire.
Tests négatifs et enquête ouverte
Comme le prévoit la procédure, les trois gendarmes ont fait l’objet de tests d’alcoolémie et de dépistage de stupéfiants. Les résultats se sont révélés négatifs pour chacun d’eux.
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Chantilly. Les investigations devront permettre de préciser les circonstances exactes du drame : respect des signalisations, vitesse des véhicules, conditions de circulation et d’intervention, ainsi que la chronologie précise des faits.
Un nouveau décès sur les routes de l’Oise
Ce décès s’inscrit dans un contexte préoccupant d’accidentalité routière dans le département. Selon les données en accidentologie de la préfecture de l’Oise, la victime de ce week-end est la 37ᵉ personne tuée sur les routes de l’Oise depuis le début de l’année.
Ce bilan dépasse déjà celui de l’année 2024, au cours de laquelle 35 personnes avaient perdu la vie sur le réseau routier départemental. Ce nouvel accident mortel ravive les inquiétudes sur la sécurité routière et la prévention des risques, y compris lors de déplacements en urgence des véhicules des forces de l’ordre.
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Cet accident est malheureux, mais je ne comprends pas pourquoi mettre les gendarmes en garde Ă vue?
De plus, il Ă©tait en intervention, respecter les limitations de vitesse est difficile, Surtout s’ils devaient intervenir, très rapidement…..
Tout Ă fait d’accord avec vous.
Cet accident est malheureux pour cette dame.
Mais il me semble que lorsque l’on entend une sirène de voiture, que l’on voit des girophares, on s’arrĂŞte, on se met sur le cĂ´tĂ© pour laisser passer….
Je ne comprends pas pourquoi la GAV…. Ces gendarmes partaient en intervention, ils ne faisaient que leur travail….
Soutien indéfectible à ces trois gendarmes et à toutes nos FDO