Deux hommes de 55 et 61 ans, connus de la police et présentés comme d’anciens du banditisme lyonnais, ont été arrêtés dans la Drôme au retour d’un go-fast en provenance d’Espagne avec 200 kg de résine de cannabis. Interpellés au péage de Tain-l’Hermitage et à Gervans, ils doivent être jugés devant le tribunal correctionnel de Lyon pour trafic de stupéfiants.

Drôme : deux « retraités » du banditisme arrêtés en go-fast avec 200 kg de cannabis
Deux hommes de 55 et 61 ans ont été interpellés le 3 décembre dans la Drôme, au volant d’un convoi de type go-fast chargé de 200 kg de résine de cannabis en provenance d’Espagne, selon les informations du Parisien. Arrêtés au niveau de Tain-l’Hermitage et de Gervans, ils doivent comparaître ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour des faits liés au trafic de stupéfiants.
Un go-fast au profil atypique
Les deux conducteurs du convoi intercepté sur l’autoroute dans la Drôme ne correspondent pas au profil habituel des convoyeurs souvent très jeunes, recrutés par les réseaux de narcotrafic.
Âgés de 55 et 61 ans, déjà connus des services de police, ils sont décrits comme des figures expérimentées du milieu lyonnais, proches de l’âge de la retraite plutôt que des « petites mains » du narcotrafic 2.0.
Malgré ce décalage générationnel, les enquêteurs les soupçonnent d’avoir pris part à un transport important de stupéfiants, dans le cadre d’un acheminement de résine de cannabis depuis l’Espagne vers l’agglomération lyonnaise.
Une alerte sur un chargement en provenance d’Espagne
L’enquête s’active le 2 décembre, lorsque l’antenne lyonnaise de l’Office antistupéfiants (Ofast) reçoit une information opérationnelle faisant état d’un prochain acheminement de cannabis.
Selon ces éléments, un chargement de résine de cannabis doit remonter depuis l’Espagne en direction de la région lyonnaise, en empruntant l’axe autoroutier du sud de la France.
Sur la base de ce renseignement, les policiers spécialisés en matière de stupéfiants mettent en place des surveillances ciblées afin d’identifier le convoi et ses véhicules.
Un SUV volé et un fourgon « ouvreur »
Les investigations permettent rapidement de repérer un SUV Peugeot 5008, déclaré volé à Saint-Étienne et équipé de fausses plaques d’immatriculation.
Dans la soirée du 2 décembre, le véhicule est localisé dans le secteur de Banyuls, dans les Pyrénées-Orientales, à proximité de la frontière espagnole, point de passage classique vers la péninsule ibérique.
Les enquêteurs déploient alors un dispositif de filature et de surveillance sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Ils identifient en parallèle un fourgon Opel Vivaro, utilisé comme « ouvreur » : ce véhicule précède le SUV sur l’autoroute afin de repérer d’éventuels contrôles, patrouilles ou obstacles sur le trajet.
Interpellations dans la DrĂ´me et suites judiciaires
Le 3 décembre, le convoi est finalement intercepté dans la Drôme, au niveau du péage de Tain-l’Hermitage et sur le secteur de la commune de Gervans.
Les forces de l’ordre y découvrent 200 kg de résine de cannabis à bord du SUV, conditionnés pour le transport.
Les deux suspects sont placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants.
À l’issue des investigations initiales, ils sont déférés en vue de leur comparution ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon, qui devra se prononcer sur leur responsabilité dans ce transport de drogue de grande ampleur.
(Merci Yann Bourguignon)
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FĂ©licitations Ă L’OFAST et Ă tous nos policiers mobilisĂ©s pour ces arrestations et saisies.
Ces stup ne finiront pas dans la rue.