Un demandeur d’asile pakistanais de 30 ans a été condamné à quatre mois de prison avec sursis après s’être introduit ivre dans l’école nationale de police de Nîmes et avoir proféré des menaces lors de sa garde à vue.

Intrusion dans l’école de police de Nîmes : un demandeur d’asile condamné pour menaces
Un homme de 30 ans originaire du Pakistan a comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes après s’être introduit dans l’enceinte de l’école nationale de police en état d’ébriété. Placé en garde à vue, il aurait tenu des propos menaçants envers les forces de l’ordre. Le tribunal l’a condamné vendredi à quatre mois de prison avec sursis, relate Le Midi libre.
Une intrusion nocturne qui interroge la sécurité du site
Le 18 novembre dernier, aux alentours de 22 heures, un ressortissant pakistanais demandeur d’asile s’est retrouvé dans l’enceinte de l’école nationale de police de Nîmes. Arrivé en France depuis environ six mois, l’homme de 30 ans se trouvait dans un état d’ébriété avancé au moment des faits.
Les élèves gardiens de la paix présents sur place l’ont immédiatement intercepté avant d’alerter le commissariat. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu aurait profité de l’ouverture du portail lors du passage d’un véhicule pour pénétrer sur le site. Dépourvu de papiers d’identité et maîtrisant peu le français, il ne communiquait qu’approximativement en anglais.
Cette intrusion soulève des interrogations quant aux dispositifs de sécurité de l’établissement, censé former les futurs policiers dans un environnement protégé.
Des explications confuses devant le tribunal
Présenté vendredi devant le tribunal correctionnel de Nîmes, le prévenu a tenté d’expliquer sa présence sur les lieux par l’intermédiaire d’un traducteur. Selon ses déclarations, il ne se souvenait plus de la manière dont il s’était retrouvé à cet endroit et ignorait qu’il s’agissait d’une école de police.
L’homme affirme avoir fait des courses avant de rentrer dans son lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile. Confronté à l’absence de transports en commun et fortement alcoolisé, il aurait erré sans but précis. Il assurait également vouloir simplement repartir et ressentir de la peur face à la situation.
Des propos inquiétants lors de la garde à vue
Une fois conduit au commissariat, le trentenaire a été placé en garde à vue. C’est durant cette période que la situation a pris une tournure plus grave. Selon le témoignage d’un policier, l’homme aurait prononcé en anglais des phrases alarmantes telles que “Je suis là pour vous tuer”, accompagnées d’un geste évoquant un égorgement. Il aurait également déclaré que “la France va devenir comme l’Afghanistan”.
Me Jean-François Corral, avocat des policiers constitués parties civiles, a souligné la dimension préoccupante de ces déclarations. L’avocat a notamment insisté sur le fait que ces propos semblaient directement adressés aux forces de l’ordre, renforcés par le geste mimé.
Le prévenu, par l’intermédiaire de son traducteur, a persisté à affirmer ne se souvenir d’absolument rien et se présente comme une personne pacifique.
Des réquisitions sévères du parquet
La représentante du ministère public a requis une peine de huit mois de prison assortie d’un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu’une obligation de soins. La magistrate a qualifié les faits de “graves”, malgré le contexte d’alcoolisation massive.
Selon elle, les menaces de mort proférées pendant la garde à vue visaient explicitement les policiers et ne pouvaient être minimisées, même dans un état d’ébriété avancé. Les déclarations de l’homme constituaient selon le parquet un élément central du dossier, justifiant une réponse pénale ferme.
Une défense qui conteste la gravité des faits
Me Annélie Deschamps, avocate du prévenu, s’est montrée particulièrement critique envers la procédure. Elle a dénoncé une approche qu’elle juge disproportionnée par rapport à la réalité des faits et à la situation personnelle de son client.
L’avocate a insisté sur l’état d’ébriété manifeste de l’homme, qui titubait au moment de son interpellation sans agresser quiconque. Elle a également contesté la certitude du parquet quant à la connaissance par le prévenu de la nature du lieu où il se trouvait, soulignant qu’il ne parle ni ne lit le français.
Concernant les menaces présumées, la défense a mis en doute leur réalité et leur destination. Me Deschamps a remis en question l’interprétation selon laquelle ces propos viseraient spécifiquement les policiers, estimant que cette conclusion manquait de fondement solide.
Une condamnation modérée mais symbolique
Après délibération, le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict. Le demandeur d’asile pakistanais, qui ne présente aucun antécédent judiciaire, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 200 euros d’amende.
La présidente du tribunal a qualifié cette sanction de “peine d’avertissement”, marquant la gravité des faits tout en tenant compte du contexte et du profil du prévenu. L’homme devra également verser des dommages et intérêts aux policiers qui se sont constitués parties civiles.
Visiblement dépassé par les échanges à l’audience, le prévenu n’a manifestement pas saisi la portée des débats ni les implications de sa condamnation.
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Et on va lui donner l’asile ?
Pour ces gens haineux une seule chose à faire c’est dehors
C’est clair !