Un surveillant de la maison d’arrêt de Cherbourg a été violemment agressé dimanche soir après avoir porté secours à deux jeunes femmes victimes de violences. L’agent, blessé au visage, a déposé plainte. Son agresseur a été interpellé et placé en garde à vue.

Cherbourg : un surveillant de prison violemment agressé après avoir secouru deux jeunes femmes
Dimanche 21 décembre, trois agents pénitentiaires de la maison d’arrêt de Cherbourg ont volé au secours de deux jeunes femmes violentées dans la rue. L’un d’eux a été frappé au visage par l’agresseur. Blessé, il a bénéficié de plusieurs jours d’arrêt de travail.
Une intervention courageuse qui tourne à l’agression
Selon les informations d’Ici Cotentin, les faits se sont déroulés en fin de service de nuit, aux abords immédiats de l’établissement pénitentiaire. Trois surveillants en tenue civile s’apprêtaient à rentrer chez eux lorsque des cris ont attiré leur attention. À quelques mètres seulement, deux jeunes femmes étaient prises à partie par un individu manifestement violent.
Sans hésiter, les agents se sont interposés pour mettre fin à l’altercation. Grâce à leur intervention, les deux victimes ont pu quitter rapidement les lieux et échapper à leur agresseur.
Un retour en force de l’assaillant
Quelques instants après cette première confrontation, l’un des trois surveillants regagnait son véhicule stationné à proximité. C’est alors que l’individu est revenu à la charge, l’insulte à la bouche. L’agent a tenté de maîtriser son assaillant, mais ce dernier est parvenu à le frapper à plusieurs reprises au niveau du visage.
Témoin de la scène, les collègues de la victime ont immédiatement alerté les forces de l’ordre. Les policiers sont intervenus rapidement et ont procédé à l’interpellation de l’agresseur, qui a été placé en garde à vue.
Des blessures physiques et psychologiques
L’agent blessé présente des lésions à l’arcade sourcilière et à l’œil. Un certificat médical lui a accordé plusieurs jours d’interruption temporaire de travail. Au-delà des traumatismes physiques, le surveillant est également marqué psychologiquement par cette agression gratuite, comme l’a confié le secrétaire local du syndicat Force Ouvrière de l’établissement. La victime a déposé plainte.
Une reconnaissance syndicale et hiérarchique
Dans un communiqué diffusé lundi 22 décembre, le syndicat Force Ouvrière Justice a salué le professionnalisme et le courage des trois agents impliqués. L’organisation souligne que les personnels pénitentiaires incarnent les valeurs du service public, même en dehors de l’exercice strict de leurs fonctions.
FO Justice réclame par ailleurs l’application de la protection statutaire pour l’ensemble des agents concernés et demande une reconnaissance officielle de leur action. Le directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes a d’ores et déjà contacté l’agent en arrêt pour lui adresser ses félicitations personnelles.
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