Une manifestation en soutien aux Kurdes a viré à l’affrontement jeudi à Marseille. Dix policiers ont été blessés et d’importants dégâts matériels sont à déplorer dans le centre-ville. Le préfet condamne des actes irresponsables.

Marseille : une manifestation de soutien aux Kurdes s’achève dans la violence, dix policiers blessés
Un rassemblement organisé jeudi après-midi dans la cité phocéenne en solidarité avec le peuple kurde a été émaillé de graves incidents, relate Le Parisien. Si la mobilisation se voulait pacifiste, la fin de cortège a donné lieu à des scènes de guérilla urbaine, causant des blessures à plusieurs fonctionnaires de police.
Le centre-ville de Marseille a été le théâtre de vives tensions ce jeudi après-midi. Alors que près de 2 500 personnes s’étaient rassemblées pour exprimer leur soutien aux Kurdes de Syrie, confrontés à une offensive majeure du pouvoir central syrien, la situation s’est brusquement dégradée aux alentours de 15 heures.
Tirs de mortiers contre gaz lacrymogènes
Selon les premiers éléments rapportés, les heurts ont éclaté sans signe avant-coureur à proximité de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Lors de la phase de dispersion, les forces de l’ordre, chargées d’encadrer le cortège, ont été prises pour cible. Le préfet de police, Jacques Witkowski, a confirmé que les effectifs sur place ont essuyé des « tirs de mortiers d’artifice et autres projectiles ».
Face à cette hostilité, les policiers ont dû riposter en faisant usage de grenades lacrymogènes pour repousser les groupes les plus virulents et rétablir le calme.
Dégâts matériels et interpellations
Le bilan matériel de ces débordements est conséquent. Plusieurs incendies volontaires ont été déclenchés sur la voie publique, visant notamment des conteneurs poubelles. Plus grave encore, une dizaine de deux-roues stationnés dans le secteur ont été la proie des flammes. Du mobilier urbain a également été saccagé lors de ces échauffourées.
Sur le plan humain, la préfecture fait état de dix policiers légèrement blessés au cours des affrontements. Jacques Witkowski a fermement condamné ces violences, pointant du doigt des « manifestants irresponsables ». « Les forces de sécurité intérieure protègent tous ceux qui souhaitent manifester pacifiquement mais aucune atteinte à l’ordre public ne sera tolérée », a-t-il martelé, tout en apportant son soutien aux agents touchés. Deux individus ont été interpellés par les forces de l’ordre en marge de ces incidents.
Un contexte géopolitique sous haute tension
Ces événements surviennent dans un contexte international particulièrement instable pour la communauté kurde. L’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, le Rojava, vient de subir un revers militaire majeur face aux nouvelles autorités syriennes menées par Ahmed al-Chareh, marquant la fin de cette zone autonome.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ces récents combats ont provoqué le déplacement de près de 134 000 personnes. Une situation qui suscite une vive émotion au sein de la diaspora kurde en France. Outre Marseille, d’autres rassemblements ont eu lieu, notamment à Paris mardi dernier, où 1 200 personnes avaient défilé. Des incidents similaires, bien que de moindre ampleur, avaient d’ailleurs été signalés à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) dans la nuit de mardi à mercredi, au retour de manifestants.
Face à cette crise, le ministère français des Affaires étrangères a tenu à réaffirmer ce jeudi que la France « n’abandonnait pas les Kurdes », rappelant leur rôle déterminant en tant que « frères d’armes » dans la lutte contre l’État islamique.
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qui sont les auteurs des troubles ????
des manifestants Kurdes ou des …………
Je souhaite un prompt rétablissement à tous les policiers blessés.