Le 1er avril 2026, le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko a signĂ© un arrĂȘtĂ© interdisant toute expulsion locative sans relogement prĂ©alable. Une initiative militante saluĂ©e par les associations, mais menacĂ©e par un possible recours de la prĂ©fecture.

Saint-Denis : Bally Bagayoko signe un arrĂȘtĂ© anti-expulsion dĂšs la fin de la trĂȘve hivernale
FraĂźchement Ă©lu sous lâĂ©tiquette LFI, le nouveau maire de Saint-Denis a tenu sa promesse de campagne en signant, le 1er avril 2026, un arrĂȘtĂ© municipal interdisant toute expulsion locative non accompagnĂ©e dâune solution de relogement. Une dĂ©cision saluĂ©e par les associations de dĂ©fense du droit au logement, mais dont la soliditĂ© juridique reste incertaine face Ă un probable recours de la prĂ©fecture.
Un arrĂȘtĂ© entrĂ© en vigueur le jour mĂȘme de la fin de la trĂȘve hivernale
La trĂȘve hivernale, qui protĂšge les locataires de toute expulsion du 1er novembre au 31 mars, a pris fin le 1er avril. Câest prĂ©cisĂ©ment Ă cette date que la Ville de Saint-Denis et la commune dĂ©lĂ©guĂ©e de Pierrefitte ont adoptĂ© un arrĂȘtĂ© municipal visant Ă prolonger cette protection jusquâau 31 octobre, soit jusquâau dĂ©but de la prochaine trĂȘve, relate Le Parisien.
Le texte est sans ambiguĂŻtĂ© : toute mesure privant un occupant de son domicile doit obligatoirement ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e dâun relogement effectif. LâarrĂȘtĂ© contraint par ailleurs le prĂ©fet Ă transmettre au maire, au moins 24 heures avant toute expulsion, la justification du relogement de la personne concernĂ©e.
Une promesse de campagne rapidement concrétisée
Bally Bagayoko avait inscrit dans son programme la volontĂ© dâagir avec les services de lâĂtat pour Ă©viter les expulsions sans filet de sĂ©curitĂ©. Quelques jours seulement aprĂšs son Ă©lection, il joint le geste Ă la parole.
Sur ses réseaux sociaux, il défend cette mesure comme « un socle essentiel pour renforcer la protection des ménages les plus vulnérables », et y voit une premiÚre réponse concrÚte à la crise du logement qui frappe son territoire. La Seine-Saint-Denis figure en effet parmi les départements français les plus concernés par les expulsions locatives.
Les associations saluent lâinitiative, mais restent en alerte
Lâassociation Droit au Logement Plaine Commune, qui avait organisĂ© un rassemblement devant la mairie quelques jours auparavant avant dâĂȘtre reçue par la premiĂšre adjointe CĂ©cile Gintrac, accueille favorablement cette dĂ©cision. Le collectif se dit prĂȘt Ă rester mobilisĂ© pour que dâautres mesures concrĂštes suivent.
Mais la mĂȘme association pointe dâemblĂ©e le risque dâun recours administratif. La militante Marie Huiban y voit nĂ©anmoins un signal dĂ©mocratique clair : si la prĂ©fecture conteste lâarrĂȘtĂ©, elle sâopposerait selon elle au choix exprimĂ© par les habitants de Saint-Denis lors des derniĂšres Ă©lections.
Des précédents judiciaires qui fragilisent la mesure
Ce scĂ©nario nâa rien dâhypothĂ©tique. Ces derniĂšres annĂ©es, plusieurs communes voisines â dont Bagneux et Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine â avaient adoptĂ© des arrĂȘtĂ©s similaires avant de les voir suspendus par le tribunal administratif, saisi Ă lâinitiative des prĂ©fectures.
Cela nâa pas pour autant dĂ©couragĂ© la nouvelle maire de Bagneux, HĂ©lĂšne Cillieres, qui a signĂ© dĂšs sa prise de fonction un arrĂȘtĂ© anti-mise Ă la rue. Elle sâappuie notamment sur les chiffres de la Fondation pour le logement des dĂ©favorisĂ©s : 30 500 mĂ©nages expulsĂ©s en France en 2025, soit une hausse de 25% par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Ă Saint-Denis, si aucune expulsion nâa Ă©tĂ© signalĂ©e dans lâimmĂ©diat, les militants restent vigilants. Lâissue juridique de cet arrĂȘtĂ© dĂ©terminera rapidement si cette protection municipale peut vĂ©ritablement tenir face Ă lâĂtat.
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En plus dâĂȘtre des haineux , câest un parti politique de drogues. Quelle honte, nous comprenons un peu pourquoi ils sont tous dĂ©chaĂźnĂ©s. Inacceptable que beaucoup sont dĂ©putĂ©s et elle dĂ©putĂ©e europĂ©enne.