À Toulon, une femme de 58 ans a tenté de voler la chaîne en or d’une octogénaire en déambulateur. Condamnée à un an de détention à domicile avec bracelet électronique.

Toulon : condamnée pour avoir tenté de voler sa chaîne en or, elle avait ciblé une octogénaire en déambulateur à la sortie d’un bus
Une femme de 58 ans, déjà condamnée à trois reprises pour des faits similaires, a comparu en comparution immédiate à Toulon après avoir tenté de dérober un bijou à une femme de 88 ans se déplaçant avec un déambulateur. La justice a prononcé un an de détention à domicile sous bracelet électronique.
Une octogénaire prise pour cible à la sortie d’un bus
Le samedi 6 juin 2026, vers 10 h 35, avenue Joseph-Gasquet à Toulon, Jeannette, née en 1938, descend d’un bus. La dame, qui utilise un déambulateur pour se déplacer, rentre de ses courses lorsqu’une inconnue l’aborde avec un sourire et lui propose de l’aider. Quelques secondes plus tard, les mains de cette femme se referment sur le cou de la vieille dame, tentant de lui arracher sa chaînette en or, relate Nice matin.
La scène ne passe pas inaperçue. Des policiers qui circulent à proximité sont immédiatement alertés par le geste suspect. Ils interpellent la suspecte en flagrant délit avant qu’elle ne parvienne à ses fins. Dalila A., 58 ans, est placée en garde à vue. Elle reconnaît les faits sans détour.
« Je n’arrive plus à dormir » : le traumatisme d’une femme de 88 ans
Présentée à l’audience aux côtés de l’un de ses quatre enfants, Jeannette a témoigné de l’impact psychologique de cette agression. « Je suis choquée, je n’arrive plus à dormir », a-t-elle confié au tribunal. Un médecin légiste a officiellement constaté le traumatisme subi par la victime, qui culpabilise depuis d’être sortie seule faire ses courses.
Son avocate, Maître Aurélie Dambrine, a tenu à souligner un détail révélateur : au moment de son arrestation, Dalila A. portait elle-même des bijoux et détenait 250 euros en espèces sur elle. « Elle n’avait aucune raison de s’en prendre à une personne âgée », a martelé la conseil de la partie civile.
« J’ai besoin d’argent » : les explications déconcertantes de la prévenue
Devant le tribunal, Dalila A. a livré une défense fondée sur sa situation personnelle. Veuve, sans emploi, se déclarant illettrée et souffrant d’une pathologie neurologique, elle a demandé l’indulgence de la cour. « J’ai besoin d’argent… Je demande pardon, même à la dame », a-t-elle déclaré. Des regrets qui n’ont pas convaincu le parquet.
La procureure a dressé un portrait sans concession de la prévenue, la qualifiant de « véritable rapace de la voie publique » dont « la seule ambition est d’améliorer son quotidien au préjudice des autres ». Le casier judiciaire de Dalila A. révèle en effet trois condamnations prononcées entre 2007 et 2019, toutes liées à des infractions commises sur des personnes en situation de vulnérabilité.
Un an de détention à domicile avec bracelet électronique
Le tribunal correctionnel de Toulon a reconnu Dalila A. coupable de tentative de vol aggravé en raison de la vulnérabilité de la victime. La peine prononcée est d’un an de détention à domicile, assortie du port d’un bracelet électronique. Le président de l’audience a précisé que cet aménagement de peine avait été accordé compte tenu de l’ancienneté des précédentes condamnations de la prévenue.
Ce dossier met en lumière la réalité des violences contre les personnes âgées dans l’espace public, une problématique récurrente pour les forces de l’ordre et les parquets français. La rapidité d’intervention des policiers présents sur place a, en l’espèce, permis d’éviter le pire.
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