À Sainte-Geneviève-des-Bois, un électricien de 21 ans, mis en examen pour tentative de meurtre après un coup de batte, a été libéré après huit mois.

Sainte-Geneviève-des-Bois : un électricien de 21 ans libéré après des violences sur fond de vol dans un véhicule
Mis en examen pour tentative de meurtre, un jeune homme incarcéré depuis juin 2025 a été remis en liberté à l’issue d’une audience devant la chambre de l’instruction de Paris. Les faits remontent à une altercation survenue au petit matin, après la découverte d’un homme dans sa voiture, relate Le Parisien.
Une remise en liberté après huit mois de détention
Le jeune homme, âgé de 21 ans et exerçant comme électricien sur des chantiers, avait été écroué le 10 juin 2025 après sa mise en examen à Évry, en Essonne, pour tentative de meurtre. Il est suspecté d’avoir porté, le 8 juin 2025 à Sainte-Geneviève-des-Bois, un coup de batte de base-ball à la tête d’un homme présenté comme un voleur à la roulotte. Lundi dernier, il a comparu devant la chambre de l’instruction de Paris et a été remis en liberté dans la soirée.
À l’audience, il a exprimé des regrets. « Oui, je regrette », a-t-il déclaré, en expliquant être parti des lieux après un échange avec son père.
Les faits : un homme surpris dans une voiture, puis une poursuite
Selon les éléments évoqués dans le dossier, les faits se déroulent vers 7 h 30, un dimanche matin, avenue des Bois Clairs. Le jeune homme aurait surpris un homme, âgé de 28 ans et présenté comme ressortissant algérien, en train de fouiller dans son véhicule. Plusieurs objets auraient déjà été pris, notamment des écouteurs, un téléphone et divers effets.
Le mis en examen se serait alors manifesté, et l’homme l’aurait repoussé et menacé. Une batte de base-ball se trouvait dans le coffre de la voiture. L’intrus aurait pris la fuite, et le propriétaire l’aurait poursuivi, dans un contexte de tension et de colère, d’après les débats.
Un coup qui atteint la tête, une victime hospitalisée en urgence
Toujours selon la procédure, le jeune homme aurait porté un coup avec la batte, en indiquant avoir visé la hanche. L’homme aurait chuté, et le coup l’aurait atteint à la tête. Un témoin s’est approché, pensant d’abord avoir affaire à une personne ivre, avant d’alerter les secours.
Les pompiers et les forces de l’ordre sont intervenus, et la victime a été transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Son pronostic vital a été engagé et une prise en charge avec coma médical a été décidée. Les urgences médico-légales ont ensuite retenu une incapacité totale de travail de 100 jours, l’évaluation d’éventuelles séquelles devant être précisée par une expertise.
Entendu après les faits, l’homme blessé a expliqué ne plus avoir de souvenirs de la matinée, en dehors du fait d’avoir reçu des coups avec une arme, selon ce qui a été rapporté à l’audience.
L’enquête et la procédure : l’accusation évoque une violence disproportionnée
Lors des débats, l’accusation a soutenu que rien ne justifiait un niveau de violence jugé disproportionné au regard d’un vol. La qualification retenue à ce stade reste celle de tentative de meurtre, ce qui expose théoriquement le mis en examen à une peine criminelle lourde si cette qualification était maintenue et si les faits étaient établis.
Le jeune homme a, de son côté, reconnu les faits et admis un acte qu’il dit disproportionné. Sa défense a mis en avant un contexte présenté comme particulier (vol présumé, réaction émotionnelle, et démarche consistant à se signaler après l’intervention des secours).
Un profil décrit comme inséré, casier vierge
Dans la soirée des faits, le jeune homme s’était manifesté auprès des secours avant de rentrer chez lui, puis il s’est présenté au commissariat. Son entourage (proches, amis, collègues) le décrit comme apprécié et affirme qu’il n’est « ni impulsif ni violent ». Son casier judiciaire est indiqué comme vierge.
Un expert psychiatre a, selon les éléments rappelés à l’audience, conclu à l’absence de trouble de la personnalité. La suite de la procédure dépendra notamment des actes d’enquête à venir et des expertises, en particulier sur les
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et oui, un gars qui bosse honnĂŞtement ne peut qu’être coupable a l’inverse de ceux qui viennent se servir sur le dos des autres.
bravo pour ce jeune homme il a juste défendu son outil de travail
Ce jeune homme travaille et il voit un individu entrain de fouiller son vĂ©hicule…
C’est logique qu’il disjoncte, on lui volait ses outils de travail…
Soutien Ă ce jeune homme