Condamné à Lyon pour escroqueries et abus de faiblesse, un ex-dauphin de Mister France écope de prison ferme et doit rembourser plus d’1 M€ à ses victimes.

Faux pilote de jet privé : l’ex-dauphin de Mister France condamné à Lyon, mandat d’arrêt délivré
Selon les informations du Parisien, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné, en son absence, Badice K. pour escroqueries et abus de faiblesse. La peine prononcée s’accompagne d’un mandat d’arrêt et d’une interdiction de recontacter les plaignantes, ainsi que d’importantes sommes à rembourser, pour un total dépassant le million d’euros.
Une condamnation prononcée en l’absence du prévenu
La décision a été rendue ce jeudi par le tribunal correctionnel de Lyon. Badice K., ancien mannequin présenté comme ex-dauphin de Mister France et passé par un programme de télé-réalité, n’était pas présent à l’audience.
Les magistrats l’ont condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont trois ans assortis d’un sursis probatoire, soit deux ans de prison ferme. Un mandat d’arrêt a été délivré.
Le tribunal a également prononcé une interdiction de recontacter les quatre femmes concernées, ainsi que la mère de l’une d’elles. Il lui est en outre interdit de gérer une société pendant cinq ans.
Un scénario répété : promesses d’aviation et demandes d’argent
Selon les éléments retenus par la juridiction, Badice K. aurait convaincu plusieurs femmes qu’il était pilote de jet privé et qu’il préparait le lancement d’une société. Il aurait demandé des fonds en expliquant notamment avoir besoin d’argent pour acheter et réparer des avions.
Le dossier évoque des faits s’étalant sur plusieurs années, entre 2015 et 2023. L’enquête a conduit à son interpellation en novembre 2023.
Toujours selon ce qui a été exposé à l’audience, le projet professionnel mis en avant n’aurait jamais abouti. Le tribunal a rappelé qu’il n’aurait pas obtenu la licence requise, après une décision d’inaptitude définitive mentionnée dès 1999 par l’administration de l’aviation civile.
Des victimes aux profils variés, des montants très élevés
Parmi les plaignantes figurent des femmes aux profils différents, dont une cheffe d’entreprise, une comptable et une policière, a relevé la présidente de l’audience. L’une des parties civiles, Élodie C., qui aurait partagé la vie du prévenu entre 2015 et 2020, a indiqué avoir prêté près de 500 000 euros.
Toujours d’après le dossier, elle aurait également produit de faux documents pour tenter d’obtenir un prêt bancaire, et aurait convaincu ses parents de remettre 81 000 euros d’économies.
Une autre victime, Marie-Claire T., veuve et retraitée à Lyon, aurait versé près de 40 000 euros en liquide, confié ses comptes bancaires et une voiture, et débloqué 62 000 euros via une assurance vie.
Une troisième femme, décrite comme fragilisée par des difficultés personnelles et des problèmes de santé, aurait été mise en confiance avant de remettre près de 116 000 euros.
Plus d’un million d’euros à rembourser
Au total, la juridiction a fixé les sommes dues aux parties civiles à plus d’un million d’euros. Les magistrats ont souligné la gravité des faits et leur réitération pour motiver la sévérité de la peine.
À l’audience, la présidente du tribunal a insisté sur un point : ce type d’escroquerie peut toucher des personnes insérées et expérimentées, y compris des femmes diplômées et socialement établies.
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