À Nîmes, des policiers de la BAC ont essuyé des tirs lors d’un contrôle au Chemin-Bas d’Avignon. Aucun blessé.

Nîmes : tirs d’intimidation contre la BAC au Chemin-Bas d’Avignon, les syndicats réclament des renforts
Dans la nuit du mardi 10 février, des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont été visés par plusieurs tirs lors d’une intervention dans le quartier du Chemin-Bas d’Avignon, à Nîmes. Aucun blessé n’est à déplorer. Les syndicats dénoncent une escalade et demandent des effectifs supplémentaires.
Une intervention près d’un point de deal
Selon les informations du Midi libre, les faits se sont déroulés vers 23 heures, avenue de Lattre de Tassigny, lors d’un contrôle visant un groupe de jeunes repéré à proximité d’un point de deal, dans le quartier du Chemin-Bas d’Avignon. D’après les éléments rapportés par des représentants syndicaux, une première détonation est alors entendue pendant l’intervention.
Peu après, un véhicule avec plusieurs personnes à bord se serait approché des policiers. Un passager aurait tiré à plusieurs reprises en l’air, dans ce qui est décrit comme une manœuvre d’intimidation.
Des tirs en direction des policiers, aucun blessé
Toujours selon les mêmes déclarations, malgré l’annonce de leur qualité de policiers, un individu cagoulé aurait ensuite tiré en direction du véhicule de service. Aucun fonctionnaire n’a été blessé.
Pour les organisations syndicales, cet épisode marque un changement de degré : elles estiment que les auteurs n’auraient pas seulement cherché à impressionner, mais à s’en prendre directement aux forces de l’ordre sur le terrain.
Véhicule retrouvé, enquête en cours
Le véhicule utilisé aurait été retrouvé un peu plus tard, dans une zone de garrigues. Il a été signalé comme volé et partiellement incendié, selon les informations communiquées dans ce dossier. Une enquête a été ouverte et les auteurs des tirs sont recherchés.
Les syndicats alertent sur le manque d’effectifs
Au lendemain des faits, les syndicats Alliance Police Nationale (Gard) et Un1té (zone sud) ont publiquement réagi. Ils évoquent un cap franchi à Nîmes et réclament des renforts rapides afin de sécuriser les interventions et protéger les effectifs engagés, notamment dans les secteurs confrontés au narcotrafic.
Leur message insiste sur l’urgence opérationnelle : davantage de policiers, selon eux, seraient nécessaires pour répondre à une délinquance jugée plus agressive et mieux armée.
(Merci Yann Bourguignon)
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