Dans le Val-d’Oise, deux sociétés ont été fermées trois mois pour travail illégal. Les contrôles évoquent une fraude présumée proche de 2,7 M€.

Val-d’Oise : deux sociétés fermées trois mois pour travail illégal, une fraude présumée à 2,7 millions d’euros
Dans le cadre d’un dossier examiné au sein du CODAF, la préfecture du Val-d’Oise annonce la fermeture administrative de deux entreprises, à Taverny et Sannois. Les contrôles menés à l’automne 2025 pointent des soupçons de dissimulation d’emplois salariés et de minoration des déclarations, pour un préjudice total estimé à près de 2,7 millions d’euros, relate Le Parisien.
Deux fermetures administratives après un signalement
Les services de l’État dans le Val-d’Oise ont prononcé la fermeture administrative, pour une durée de trois mois, de deux sociétés visées pour travail illégal et dissimulation d’emplois salariés. La décision intervient après l’examen d’un signalement dans le cadre du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF), selon les autorités.
Les investigations s’appuient sur des contrôles réalisés par l’Urssaf et les services compétents, avec pour objectif de vérifier la conformité des déclarations sociales, des effectifs réellement employés et des rémunérations déclarées.
À Taverny, une société de sécurité privée au cœur du dossier
La première entreprise concernée est Pro Concept Sécurité, installée à Taverny et spécialisée dans la surveillance et le gardiennage. Lors des vérifications menées à l’automne 2025, les contrôles ont recensé 498 salariés.
D’après les éléments communiqués par la préfecture, près de 94% de ces salariés n’auraient pas été déclarés, ce qui reviendrait à une trentaine d’employés seulement enregistrés officiellement. Le préjudice est estimé à 813 310 euros pour les organismes sociaux.
À Sannois, une société déclarée “design” soupçonnée d’activité dans le bâtiment
La seconde société, HBM Pro, est basée à Sannois. Présentée comme une entreprise de design, elle est soupçonnée d’exercer en réalité dans le secteur du bâtiment, selon les autorités.
Lors du contrôle, 895 salariés ont été identifiés. Les investigations évoquent, là encore, une dissimulation massive d’emplois et une minoration des rémunérations déclarées. Le préjudice est évalué à 1 924 600 euros.
Près de 2,7 millions d’euros de préjudice cumulé
Au total, les deux dossiers représentent un préjudice cumulé estimé à près de 2,7 millions d’euros. La préfecture inscrit ces mesures dans une politique de contrôle renforcée contre le travail illégal.
Le préfet du Val-d’Oise, Philippe Court, indique que près de 500 entreprises ont été contrôlées en 2025 et que 188 fermetures administratives ont été prononcées sur la même période.
Travailleurs sans titre : des vérifications annoncées
Au-delà des fermetures administratives, d’autres suites restent possibles. Le préfet précise que l’enquête se poursuit pour “décortiquer les effectifs”, comprendre le fonctionnement et vérifier la présence éventuelle de travailleurs étrangers en situation irrégulière.
Selon les autorités, si de tels cas étaient établis, l’amende pourrait atteindre 20 750 euros par salarié pour les dirigeants. Le préfet ajoute que, si les dirigeants étaient eux-mêmes étrangers titulaires d’un titre de séjour — ce qui est évoqué au conditionnel — leur situation administrative pourrait aussi être réexaminée.
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