À Zanzibar, une famille franco-canadienne raconte six heures de séquestration dans un taxi et un vol estimé à 13 000 €. Plainte déposée, voyage relancé.

À Zanzibar, une famille franco-canadienne raconte six heures de séquestration dans un taxi
En voyage autour du monde, un couple franco-canadien et ses deux enfants, âgés de 7 et 9 ans, affirment avoir été retenus contre leur gré pendant environ six heures dans un taxi à Zanzibar, le 13 novembre, relate 20 Minutes. Quatre hommes les auraient dépouillés d’argent et de biens, pour un préjudice estimé à 13 000 euros, avant de les laisser dans une zone boisée. La famille dit avoir déposé plainte en décembre et envisage de poursuivre son périple malgré le choc.
Un choix de destination motivé par la sécurité
Zanzibar, archipel tanzanien très prisé des touristes, n’était pas perçu par la famille comme une destination particulièrement risquée. Installés au Canada mais originaires du Sud Gironde, Arnaud et Andréa (prénoms donnés dans leur récit) étaient partis de Montréal en juillet avec leurs deux enfants pour un tour du monde.
Initialement attirés par l’Afrique du Sud pour un safari, ils expliquent avoir renoncé à cette étape pour des raisons de sécurité et s’être tournés vers Zanzibar. Sur place, ils disent avoir vécu deux semaines « idylliques », entre plages et villages, et avoir bénéficié d’un bon accueil.
Le contact d’un chauffeur et un transfert qui dérape
Au fil du séjour, le couple indique avoir fait connaissance avec un chauffeur de taxi, qui leur propose un tarif jugé intéressant, dans un contexte où les sollicitations auprès des voyageurs sont fréquentes. Le 13 novembre, lors d’un transfert entre deux hébergements, leur contact se présente, selon eux, avec un autre homme, à bord d’un « taxi blanc officiel » typique de Zanzibar.
Le père de famille raconte avoir suivi la trajectoire en temps réel sur son téléphone, sans relever d’inquiétude immédiate. En cours de route, le chauffeur explique vouloir récupérer deux collègues pour les déposer dans une agence de voyages où ils travailleraient. Toujours selon ce témoignage, l’itinéraire change ensuite au motif d’éviter des embouteillages, avant un arrêt dans un chemin isolé, en zone boisée.
« C’était très organisé » : six heures sous contrainte, selon leur récit
La famille affirme qu’à partir de cet arrêt, la situation bascule. Arnaud raconte qu’un homme s’est placé de chaque côté de lui et qu’ils l’ont maintenu par les bras. Le même interlocuteur, présenté comme le « chef », aurait déclaré appartenir à « la mafia » et aurait exigé une coopération totale.
Le couple dit avoir choisi de ne pas résister et d’avoir laissé les agresseurs accéder à leurs effets. Les assaillants auraient pris les cartes bancaires, puis l’un d’eux serait allé retirer de l’argent dans un village proche.
À l’intérieur du véhicule, la famille décrit un dispositif pensé pour limiter toute alerte : vitres teintées, musique poussée à fort volume, et sacs disposés de façon à masquer la scène si un passant s’approchait. « C’était très long, très angoissant », confie le père de famille, qui parle d’un épisode étalé sur environ six heures.
Un préjudice évalué à 13 000 euros
La famille estime le total des pertes à environ 13 000 euros, en comptant l’argent retiré, les téléphones et du matériel électronique. Après le départ des agresseurs, ils affirment avoir été abandonnés dans les bois, puis avoir rejoint un village en faisant du stop.
Toujours selon leur récit, ils ont renoncé à l’étape prévue, craignant que leur destination ne soit connue des agresseurs, et se sont repliés vers un hôtel déjà fréquenté. Ils précisent avoir conservé leurs passeports ainsi que des cartes de crédit canadiennes, ce qui leur aurait permis d’organiser rapidement leur retour en France, le 16 novembre, pour retrouver leurs proches.
Plainte déposée et reprise du voyage malgré l’appréhension
La famille indique avoir déposé plainte à distance en décembre. Plusieurs mois après les faits, elle dit rester traumatisée mais ne pas vouloir renoncer au projet de tour du monde préparé de longue date.
Le couple explique se donner du temps avant de repartir, avec une étape envisagée en Asie, tout en reconnaissant que la reprise des transports, et en particulier le recours aux taxis, se fera avec appréhension.
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