Banque de France : une enquête interne vise un membre de la direction après des “likes” sur LinkedIn signalés par la CGT, sur fond de devoir de réserve et d’image de l’institution.

Banque de France : une enquête interne ouverte après des “likes” sur LinkedIn signalés par la CGT
La direction de la Banque de France annonce l’ouverture d’une enquête interne visant Hervé Gonsard, directeur général chargé des services à l’économie et du réseau. En cause : des “likes” sur LinkedIn que l’institution estime, “selon toute apparence”, contraires au devoir de réserve et à la neutralité attendus de ses agents.
Une enquĂŞte visant un membre de la direction
La Banque de France a informé, mardi 17 février, les organisations syndicales de l’ouverture d’une enquête interne concernant Hervé Gonsard, directeur général chargé des services à l’économie et du réseau de la Banque de France.
Selon le message transmis par la direction, la procédure porte sur des “likes” effectués sur le réseau social professionnel LinkedIn. L’institution indique que ces interactions manqueraient “selon toute apparence” au devoir de réserve et à la neutralité que doivent respecter les agents de la Banque de France.
L’alerte venue d’un tract syndical
L’alerte a été relayée par la CGT Banque de France, qui affirme, captures d’écran à l’appui, que le dirigeant aurait réagi favorablement à des publications que le syndicat qualifie de contenus “d’extrême droite”.
Dans son tract, la CGT évoque notamment des contenus qu’elle décrit comme racistes, sexistes, ou hostiles à la fonction publique et à l’État social, et estime qu’un tel usage — attribué à un compte LinkedIn présenté comme institutionnel — porterait atteinte à l’image de la Banque de France. Le syndicat réclame la suspension du dirigeant.
La Banque de France dit avoir exigé l’arrêt et le retrait des contenus
À ce stade, la direction de la Banque de France indique avoir demandé l’arrêt immédiat de la pratique visée. Elle précise également que les messages en cause ont été retirés.
L’enquête annoncée doit désormais permettre d’établir précisément les faits, le contexte d’utilisation du compte concerné et, le cas échéant, les suites à donner sur le plan interne.
LinkedIn, un réseau “professionnel” au cœur de procédures disciplinaires
Ces dernières années, plusieurs situations ont mis en lumière la place des réseaux sociaux dans le monde du travail, y compris lorsque les faits reprochés ne sont pas des publications, mais de simples interactions (réactions, partages ou “likes”).
LinkedIn se distingue par son caractère professionnel et généralement public : l’identité de l’utilisateur, son employeur et ses fonctions y sont souvent visibles. En l’absence de règle spécifique dédiée à la plateforme, ce sont surtout les décisions de justice au cas par cas qui tranchent, certaines juridictions ayant déjà considéré qu’un employeur peut se prévaloir d’éléments publiés sur LinkedIn lorsqu’il estime que l’image de l’entreprise est en jeu.
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