Police, Gendarmerie et Douanes lancent la conversion au Superéthanol-E85 via des boîtiers. Jusqu’à 53 900 véhicules visés dès 2026, pour réduire coûts et émissions.

Police, Gendarmerie, Douanes : l’État lance une conversion massive de ses véhicules au Superéthanol-E85
La Police, la Gendarmerie et les Douanes doivent équiper une partie importante de leurs véhicules de boîtiers de conversion au Superéthanol-E85. Objectif affiché : contenir la dépense de carburant, tout en réduisant l’empreinte carbone de la flotte de l’État, rapporte Le Dauphiné.
Un virage après le diesel… et une facture qui s’envole
Jusque dans les années 2020, les flottes de la Police, de la Gendarmerie et des Douanes reposaient majoritairement sur des véhicules diesel. Au fil des renouvellements, les administrations se sont orientées vers l’essence, l’hybride essence et l’hybride rechargeable essence.
Mais ce basculement s’est accompagné d’un enjeu budgétaire majeur : la hausse du coût global du carburant pour l’État. Dans ce contexte, la piste du Superéthanol-E85 a progressivement pris de l’ampleur.
Un projet pilote lancé dès 2022
Selon Flex Fuel Energy Development, l’idée d’une conversion à l’éthanol a été testée à partir de 2022 dans le cadre d’un projet pilote. Pendant deux ans, des boîtiers de conversion ont été installés sur une trentaine de véhicules à Marseille, avec des résultats jugés satisfaisants par l’entreprise.
Ce retour d’expérience a contribué à préparer un passage à l’échelle, avec des besoins très concrets : pouvoir équiper des véhicules variés, de marques et de modèles différents, y compris des véhicules non sérigraphiés utilisés par l’administration.
Un marché public pour 40 200 véhicules, avec un plafond à 53 900
Un appel d’offres a ensuite été lancé, et Flex Fuel Energy Development indique l’avoir remporté. L’estimation du marché public évoquée porte sur l’installation de boîtiers sur 40 200 véhicules sur quatre ans à partir de 2026, avec un volume maximal de 53 900 véhicules.
L’enjeu, pour l’État, est de couvrir un parc hétérogène. Sont notamment concernés des véhicules de marques comme Peugeot, Citroën, Renault, Dacia, ainsi que Skoda, Seat ou Volkswagen.
Déploiement national : premières installations annoncées à partir de mars 2026
Pour accompagner la montée en charge, des formations ont débuté en novembre 2025. Elles doivent permettre les premières installations à l’échelle nationale à partir de mars 2026, avant un déploiement progressif sur plusieurs années, conformément au calendrier du marché.
Des économies attendues et un impact environnemental mis en avant
La conversion massive à l’E85 est présentée comme un levier d’économies budgétaires significatives, estimées entre 50 et 100 millions d’euros par an. Le dispositif est également mis en avant pour la baisse de l’empreinte carbone liée à l’utilisation du Superéthanol-E85 sur une partie de la flotte de l’État.
Dans l’entourage du projet, l’équipement des véhicules publics est aussi présenté comme un signal : celui d’une confiance institutionnelle dans la filière éthanol, avec l’idée de « donner l’exemple » via l’administration.
(Merci Yann Bourguignon)
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