Près de Besançon, une femme de 77 ans a été mise en examen pour « homicide sur conjoint » après avoir tué son mari. Elle a été transférée en milieu psychiatrique.

Près de Besançon, une femme de 77 ans mise en examen après la mort de son mari malade
Dans le Doubs, une femme de 77 ans a été mise en examen pour « homicide sur conjoint » après la mort de son mari âgé de 88 ans, atteint notamment de la maladie d’Alzheimer. Selon le parquet de Besançon, elle a expliqué aux enquêteurs avoir été épuisée par la situation et a été transférée en milieu psychiatrique en raison de son état mental.
Une mise en examen et un transfert en milieu psychiatrique
Selon les informations d’Europe 1, le parquet de Besançon a indiqué qu’une septuagénaire avait été mise en examen pour « homicide sur conjoint » et incarcérée, avant d’être transférée en milieu psychiatrique. Cette décision de transfert a été motivée par son état de santé mentale, tel qu’évalué dans le cadre de la procédure.
Les faits se seraient déroulés au domicile du couple, à Grandfontaine (Doubs), une commune de l’agglomération de Besançon où ils vivaient depuis de nombreuses années.
Les faits décrits par l’intéressée lors de sa garde à vue
Selon les éléments communiqués par le parquet, la femme a reconnu en garde à vue avoir porté plusieurs coups avec un marteau sur son mari pendant la nuit, alors qu’il dormait. Elle a expliqué s’être réveillée et avoir agi « sur un coup de tête », en lien avec un état de fatigue qu’elle a décrit comme intense.
Toujours d’après le parquet, elle aurait ensuite tenté de mettre fin à ses jours, notamment en s’alcoolisant « pour se donner du courage », en s’entaillant les bras et en envisageant de se défenestrer, sans aller au bout de cette intention.
Découverte du corps et intervention des voisins
Vendredi matin, vers 8 h 30, des voisins auraient aperçu la septuagénaire à une fenêtre au premier étage et seraient intervenus pour lui porter assistance. Ils auraient alors découvert son mari dans le lit, grièvement blessé, et donné l’alerte.
L’enquête a été confiée aux gendarmes, chargés de recueillir les auditions et de préciser les circonstances du drame.
Un contexte d’épuisement sur fond de maladie et de placement envisagé en Ehpad
Le parquet a également indiqué que la femme s’occupait au quotidien de son époux, âgé de 88 ans, dont l’état de santé se serait « considérablement dégradé » ces derniers temps. L’homme souffrait de la maladie d’Alzheimer, ainsi que d’un problème de vessie.
Un placement en Ehpad était prévu dans la semaine, selon les informations communiquées. La septuagénaire aurait appréhendé cette étape, tout en ayant conscience, d’après le parquet, que le maintien à domicile devenait difficile.
Les proches du couple auraient, toujours selon le parquet, été « extrêmement surpris » par le passage à l’acte, indiquant ne pas avoir mesuré l’intensité de la fatigue de l’intéressée ni relevé de signes dépressifs.
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Quelle horreur…
Comment sa famille ne s’est pas rendue compte de l’Ă©tat de santĂ© de cette femme ? S’occuper d’une personne atteinte d’alzheimer est Ă©puisant…