À Lille, un migrant de 19 ans a été arrêté après avoir agressé sexuellement deux femmes dans une salle de sport en pleine journée. Filmé par les caméras, il sera jugé le 18 juin. Les faits sont liés à une dépendance à la prégabaline.

Lille : interpellé après une double agression sexuelle dans une salle de sport, il sera jugé en juin
Un homme de 19 ans a été arrêté lundi à la salle de sport One Fitness de Lille après avoir agressé sexuellement deux femmes en plein jour. Filmé par les caméras de l’établissement, il a été maîtrisé par un témoin avant l’intervention de la police. L’affaire met en lumière les ravages d’un médicament de plus en plus détourné à des fins de stupéfiant.
Une salle de sport prise pour cible en pleine journée
C’est aux alentours de midi, un lundi, que les faits se sont produits dans la salle de sport One Fitness, située au sein de la galerie des Tanneurs à Lille, relate La Voix du Nord. L’homme pénètre dans l’établissement sans être contrôlé, l’accueil étant alors inoccupé. Il franchit le portillon d’entrée sans encombre et se dirige délibérément vers une première adhérente en pleine séance d’entraînement.
Il lui aurait porté la main aux fesses ou aux seins. Peu après, alors qu’une seconde femme s’approche de la scène, le suspect se livre à un acte d’exhibitionnisme devant elle. L’ensemble de la séquence est capturé par les caméras de vidéosurveillance de la salle.
Stoppé par un témoin, remis à la police
L’une des victimes contacte immédiatement un proche, qui intervient rapidement et parvient à retenir le suspect sur place. Les forces de l’ordre prennent le relais dans la foulée et procèdent à l’interpellation du jeune homme, âgé de 19 ans, arrivé en France trois mois plus tôt.
La prégabaline, une substance de plus en plus préoccupante
Lors de sa garde à vue, il est apparu que le mis en cause serait dépendant à la prégabaline, un antiépileptique prescrit médicalement mais de plus en plus détourné de son usage initial, au point d’être surnommé « la drogue du pauvre » dans certains milieux. L’expert psychiatrique mandaté dans le cadre de la procédure n’a cependant retenu ni abolition ni altération du discernement au moment des faits, ce qui engage pleinement sa responsabilité pénale.
Jugé en juin, placé sous contrôle judiciaire
Présenté devant le tribunal en audience de comparution immédiate jeudi, l’homme a sollicité un délai pour organiser sa défense. Son jugement a été fixé au 18 juin prochain. Dans l’attente, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction formelle de se rendre à la salle One Fitness. Devant le tribunal, il a déclaré : « Je suis désolé. Je n’aurais pas dû me mettre dans cette situation. »
(Merci Rudy van Cappellen)
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