Le préfet de Seine-Saint-Denis a interdit le rassemblement non déclaré du Parti de la France prévu samedi à Saint-Denis, invoquant des risques d’affrontements et des appels à une contre-manifestation sur les réseaux sociaux.

Saint-Denis : la préfecture interdit le rassemblement du Parti de la France, prévu samedi sur le parvis de la basilique
Un arrêté préfectoral a mis fin, ce jeudi 9 avril, au projet de rassemblement du collectif nationaliste en Seine-Saint-Denis. La préfecture invoque des risques sérieux de troubles à l’ordre public, aggravés par la circulation d’appels à une contre-mobilisation sur les réseaux sociaux.
Un arrêté pris en urgence par le préfet
Selon les informations de France Info, le préfet de Seine-Saint-Denis a prononcé jeudi l’interdiction formelle d’un rassemblement initialement fixé au samedi 11 avril à 14 heures, sur le parvis de la basilique cathédrale de Saint-Denis. La décision, matérialisée par des arrêtés préfectoraux, vise le Parti de la France, un mouvement nationaliste qui n’avait pas procédé à la déclaration préalable obligatoire auprès des autorités.
Dans son communiqué, la préfecture précise que l’événement « fait apparaître des revendications susceptibles de favoriser la provocation, la discrimination ou la haine à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ».
Des appels à contre-manifestation comme facteur déclenchant
L’interdiction est également motivée par la diffusion, sur plusieurs plateformes numériques, d’appels à une contre-mobilisation organisée autour du mot d’ordre « pas de nazis à Saint-Denis ». Selon la préfecture, la simultanéité de ces deux rassemblements aux revendications antagonistes aurait présenté un risque majeur d’affrontements entre militants.
Qui est le Parti de la France ?
Fondé en 2009 par Carl Lang, ancien secrétaire général du Front national, le Parti de la France a été repris en 2019 par Thomas Joly. Le collectif revendique une opposition radicale à toute forme d’immigration, légale comme illégale. Il avait prévu de réunir plusieurs figures de la mouvance nationaliste pour des prises de parole publiques, avec pour message central l’affirmation de l’identité française de la ville et le rejet de ce qu’il désigne comme l’« islamo-gauchisme » et l’« anti-France ».
Un contexte local sous haute tension
Cette interdiction survient une semaine après un grand rassemblement antiraciste qui avait réuni plusieurs milliers de personnes à Saint-Denis, organisé à l’initiative de Bally Bagayoko, nouveau maire de la ville élu sous l’étiquette La France Insoumise. Lors de cet événement, les participants avaient notamment dénoncé les attaques à caractère raciste visant des élus locaux racisés dans les médias et sur les réseaux sociaux. Deuxième ville d’Île-de-France par sa population, Saint-Denis se retrouve ainsi au cœur d’un bras de fer politique et identitaire dont les autorités entendent contenir l’escalade.
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