Entre mars et avril 2026, trois femmes âgées ont été dépouillées de leurs bijoux en pleine rue dans les Yvelines et en Seine-et-Marne. Un père, une mère et leur fils, identifiés grâce à la vidéosurveillance et au bornage téléphonique, sont désormais en détention provisoire dans l’attente de leur procès à Versailles.

Yvelines : un trio familial iranien en détention provisoire après des vols de bijoux commis sur des femmes âgées
Entre le 19 mars et le 7 avril 2026, trois femmes âgées ont été victimes d’une même méthode de vol dans les Yvelines et en Seine-et-Marne. Un père, une mère et leur fils, ressortissants iraniens en situation irrégulière, ont été interpellés au terme d’une enquête policière rigoureuse. Placés en détention provisoire, ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Versailles le 29 mai 2026.
Des victimes choisies pour leur vulnérabilité
Tout commence le 19 mars 2026 à La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines, relate 78 Actu. Une femme âgée est abordée dans la rue et se retrouve dépouillée d’une chaîne en or et d’une montre à gousset. Six jours plus tard, toujours dans la même commune, une deuxième retraitée perd un bracelet en or dans des circonstances similaires. Le 7 avril, c’est à Nemours, en Seine-et-Marne, qu’une troisième victime — âgée de 93 ans et ne se déplaçant qu’avec un déambulateur — se fait voler une alliance et un collier. Les trois femmes ont respectivement 71, 76 et 93 ans.
Une méthode bien rodée
Le mode opératoire est chaque fois identique. Le trio repère dans la rue des femmes âgées marchant seules. Les suspects engagent alors la conversation sous un prétexte anodin : trouver une boutique rachetant de l’or. Ils prétendent être eux-mêmes intéressés par le métal précieux et, sous couvert de curiosité bienveillante, manipulent directement les bijoux portés par les victimes — colliers, bracelets, alliances. Profitant d’un moment d’inattention, ils s’emparent des pièces avant de prendre la fuite.
Une enquête conduite au millimètre
Dès la première agression, les policiers du département se saisissent des images de vidéosurveillance. Ils y identifient un véhicule dont l’immatriculation leur permet de retracer les infractions routières commises dans la région, dessinant progressivement une carte des zones fréquentées par les suspects. L’étape suivante consiste à exploiter le bornage téléphonique : deux numéros de mobile, systématiquement actifs à proximité des lieux et aux heures des agressions, sont isolés. Ces données permettent aux enquêteurs de filer discrètement le trio jusqu’à Nemours, où l’interpellation a lieu après le troisième vol.
Des aveux partiels et une mise en détention
Lors des auditions, les trois mis en cause reconnaissent partiellement les faits. Le père, âgé de 47 ans, cherche notamment à exonérer son fils de 19 ans pour certains actes. Lors de leur première comparution, le procès ne peut se tenir en raison d’une grève des avocats. Sans domicile fixe, sans activité professionnelle déclarée et sans titre de séjour en règle, aucun des trois ne réunit les conditions nécessaires à un placement sous contrôle judiciaire. Le tribunal ordonne leur détention provisoire dans l’attente de l’audience prévue le vendredi 29 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Versailles.
Une scène d’audience qui marque les esprits
À l’issue de l’audience, les images restent gravées. La mère, 49 ans, vêtue d’un pull rose fluorescent, fond en larmes et détourne le visage lorsque son mari tente de l’embrasser avant d’être emmené. Le fils, lui, n’a pas prononcé un seul mot au moment où le bruit des menottes a résonné dans la salle.
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