Un homme de 45 ans a été condamné par le tribunal de Cambrai pour complicité dans l’incendie de la maison de son ex-femme à Noyelles-sur-Escaut. Il avait fourni le bidon d’essence utilisé par l’auteur principal. Verdict : huit mois de prison avec sursis. Retour sur une affaire aux lourdes conséquences.

Nord : il fournit le bidon d’essence, la maison de son ex-femme brûle — huit mois de prison avec sursis
Jugé par le tribunal correctionnel de Cambrai pour complicité de destruction par moyen dangereux, un homme de 45 ans a été condamné après avoir fourni le carburant utilisé pour incendier le domicile de son ancienne compagne à Noyelles-sur-Escaut. Malgré ses dénégations répétées, les images de vidéosurveillance et ses propres échanges de messages ont lourdement pesé dans la balance.
Un incendie dans la nuit, une maison ravagée
Peu avant minuit, un complice se présente dans un quartier résidentiel de Noyelles-sur-Escaut, muni d’un bidon d’essence que lui a remis le prévenu. L’incendie qui s’ensuit ravage entièrement la façade du domicile de l’ex-épouse du quadragénaire et détruit un véhicule stationné devant la propriété. L’intervention rapide des agents de GRDF permet d’éviter une catastrophe plus grave en coupant l’alimentation en gaz à temps.
À la barre, des dénégations que les faits contredisent
Lors de l’audience, face à son ancienne épouse présente dans la salle, le prévenu a campé sur une ligne de défense immuable : il ignorait totalement les intentions de son ami lorsqu’il lui a remis le carburant à une heure aussi avancée de la nuit. « En aucun cas je n’ai voulu mettre le feu. Je ne voulais pas brûler la maison de mon ex et de mon fils », a-t-il martelé. Mais cette version s’est heurtée aux images captées par les caméras municipales et par une voisine, ainsi qu’aux échanges de messages mis au jour lors de l’enquête menée par les gendarmes.
« Sans le bidon, pas d’incendie »
La procureure a mis en lumière le rôle central du prévenu dans le déclenchement du sinistre. En retraçant la chaîne causale directe entre la remise du carburant et l’incendie, elle a résumé l’affaire en une formule percutante : « Sans le bidon, pas d’incendie. » L’auteur principal des faits avait, quant à lui, déjà été jugé et condamné séparément dans ce même dossier.
Huit mois avec sursis et une interdiction de port d’armes
Le tribunal a déclaré le prévenu coupable de complicité de destruction par moyen dangereux ainsi que de dégradations. Il a été condamné à huit mois d’emprisonnement avec sursis simple. Il lui est par ailleurs interdit de porter ou de détenir une arme pendant deux ans. Désormais sans domicile fixe, le condamné devra également faire face au volet civil de l’affaire : l’évaluation définitive du montant des dommages est attendue en septembre.
(Merci Rudy van Cappellen)
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