Six personnes ont été interpellées aux Mureaux après avoir commercialisé des t-shirts tournant en dérision un policier de la BAC grièvement blessé lors d’un guet-apens dans les Yvelines. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour violences aggravées sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Un policier de la BAC grièvement blessé aux Mureaux : six personnes arrêtées pour avoir vendu des t-shirts le tournant en dérision
Alors qu’un agent de la brigade anticriminalité se remet de graves blessures infligées lors d’un guet-apens dans les Yvelines, six individus ont été interpellés pour avoir mis en vente des t-shirts reprenant les mots prononcés par les secouristes à son chevet — non pour le soutenir, mais pour se moquer de lui.
Un guet-apens dans la nuit du 26 au 27 avril
Dans la nuit de dimanche à lundi, un policier affecté à la brigade anticriminalité (BAC) a été pris pour cible lors d’une embuscade sur la commune des Mureaux, dans les Yvelines. L’attaque, survenue dans un contexte de violences urbaines, a laissé l’agent dans un état sérieux. Samir — prénom sous lequel l’agent est désigné dans les communications officielles — a subi une fracture du nez, une luxation de la mâchoire et des dommages dentaires. Si son pronostic vital n’est pas engagé, ses blessures ont été évaluées à quinze jours d’incapacité totale de travail.
Le parquet de Versailles a immédiatement ouvert une enquête du chef de « violences avec ITT supérieure à huit jours sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Les investigations ont été confiées à la Direction de la criminalité territoriale (DCT).
Des t-shirts qui reprennent les mots des secouristes
Dès les premières heures suivant l’agression, des individus ont saisi l’événement pour en faire un objet commercial provocateur, relate Le Parisien. Des t-shirts ont été mis en vente, floqués de phrases directement inspirées des paroles échangées par les agents venus porter secours à leur collègue blessé : « Reste avec nous Sam » ou « Calme-toi Sam ça va aller ». Des mots prononcés dans l’urgence, détournés ici à des fins de dérision.
Le parquet de Versailles a confirmé que six personnes ont été interpellées mardi 28 avril « en lien avec des t-shirts faisant référence au policier blessé aux Mureaux ». La nature exacte des charges retenues contre eux est en cours de précision.
Aucun lien établi avec les violences du week-end
À ce stade de l’enquête, les autorités judiciaires indiquent qu’« aucun lien n’est établi » entre les six personnes arrêtées et les auteurs du guet-apens commis contre l’agent dans la nuit du 26 au 27 avril. Les deux affaires font néanmoins l’objet de procédures distinctes menées en parallèle.
Une provocation qui soulève l’indignation
Cette initiative mercantile a immédiatement suscité une vive réaction dans les rangs des forces de l’ordre et au sein de l’opinion publique. Instrumentaliser la souffrance d’un agent blessé dans l’exercice de ses fonctions pour en faire un produit dérivé constitue, selon plusieurs observateurs juridiques, une forme de provocation susceptible de caractériser un délit.
L’affaire illustre une fois de plus les tensions persistantes entre certaines franges de la population et les représentants des forces de sécurité, dans des quartiers où les violences urbaines restent un phénomène récurrent.
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