À Saint-Denis, la police interrompt un tournage de clip illégal dans la cité du Franc-Moisin. Trois agents encerclés, 80 renforts déployés, gaz lacrymogènes : le maire Bally Bagayoko intervient pour éviter l’escalade.

Saint-Denis : un clip de rap sans autorisation déclenche une intervention policière tendue au Franc-Moisin
Dimanche après-midi, trois policiers ont interrompu un tournage non autorisé dans la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis. Rapidement encerclés par une foule de plusieurs centaines de personnes, les agents ont fait appel à des renforts massifs. Le maire de la commune, Bally Bagayoko, est intervenu en médiateur pour désamorcer une situation qui menaçait de basculer.
Un dimanche ensoleillé qui vire au tournage sauvage
Un beau dimanche d’après-midi, une ambiance de fête s’était installée sur la place Rouge de la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis. Environ 250 personnes — familles, habitants, enfants — profitaient du soleil, certains autour de barbecues. Des rappeurs du quartier ont saisi l’occasion pour filmer un clip en plein air, sans autorisation préalable. L’ambiance était détendue, le cadre spontané, relate Le Parisien.
Trois policiers encerclés dans une impasse
Alertée par des riverains se plaignant de nuisances sonores, une patrouille composée de seulement trois fonctionnaires du commissariat de Saint-Denis s’est présentée sur les lieux. La situation a rapidement basculé : le véhicule de police s’est retrouvé piégé dans une impasse, cerné par la foule. Des projectiles ont commencé à être lancés contre le véhicule. Les vérifications effectuées sur place ont par ailleurs confirmé l’absence totale d’autorisation préfectorale pour le tournage dans l’espace public — une obligation légale incontournable.
Le maire en médiateur, la tension contenue de justesse
C’est dans ce contexte électrique que Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, est arrivé sur place, alerté par des habitants du secteur. Loin d’être un participant au clip comme l’ont prétendu certains, il affirme s’être rendu sur place en voisin de passage. Sa présence a contribué à calmer les esprits. Un compromis a finalement été trouvé : quinze minutes supplémentaires ont été accordées aux « artistes » pour boucler leur tournage avant que la foule ne se disperse progressivement.
Jusqu’à 80 policiers mobilisés
Face à la montée des tensions, un appel à renforts a été déclenché. Au total, environ quatre-vingts fonctionnaires de police ont été déployés dans le secteur, dont la commissaire de permanence, qui s’est déplacée pour reprendre en main une situation devenue confuse. Deux grenades lacrymogènes ont été employées au cours de l’intervention. Aucun blessé n’est à signaler de part et d’autre.
Le maire appelle à « un minimum de discernement »
Tout en saluant la réactivité de la chaîne de commandement policière, Bally Bagayoko a regretté que les primo-intervenants n’aient pas davantage pris en compte la configuration des lieux et la présence de nombreuses familles. Il a par ailleurs reçu les organisateurs du tournage pour leur rappeler le cadre légal applicable, estimant qu’un travail de pédagogie s’imposait. « Ça aurait pu rapidement déraper », a-t-il reconnu, soulignant que la situation avait été évitée de peu.
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la loi dit que pour ce genre de chose , il faut une autorisation prĂ©alable, un point c’est tout.
Vu qu’il n’est pas un homo-sapiens, il est forcĂ©ment au-dessus des lois! Il n’obĂ©it qu’Ă ha la la!