Trois jeunes ont été braqués par cinq hommes armés et cagoulés à la Reynerie, à Toulouse. Dépouillés de tout, ils ont été abandonnés nus dans la nuit.

Toulouse : trois jeunes dépouillés et abandonnés nus en pleine nuit par des individus armés à la Reynerie
Dans la nuit de samedi à dimanche, trois jeunes hommes venus de communes périphériques ont été victimes d’un violent braquage à main armée dans la cité de la Reynerie, à Toulouse. Dépouillés de leurs vêtements et de leurs effets personnels par cinq agresseurs cagoulés, ils ont été abandonnés sur place, sous le choc. Leur véhicule a été volé.
Cinq hommes armés surgissent dans la cité
C’est au cœur de la cité de la Reynerie, dans le secteur du Mirail à Toulouse, que la scène s’est déroulée en pleine nuit, relate La Dépêche. Trois jeunes hommes — deux adolescents de 17 ans et un majeur — se trouvaient dans ce quartier lorsque cinq individus au visage dissimulé sous des cagoules et des capuches ont brusquement surgi autour d’eux.
Les victimes ont décrit la présence d’une arme de poing et de deux armes automatiques. Sous cette menace directe, les trois jeunes ont été contraints de remettre l’ensemble de leurs effets personnels. Leurs vêtements leur ont également été arrachés, les laissant entièrement nus au milieu des barres d’immeubles du quartier.
Un majeur en fuite, deux mineurs retenus
Le jeune majeur a réussi à s’échapper après avoir été contraint de remettre les clés de son véhicule, une Citroën C3. Les deux adolescents, eux, n’t ont pas pu fuir et sont restés sur place, en état de choc. Les cinq auteurs présumés ont pris la fuite à bord de la voiture dérobée, immédiatement signalée et recherchée par les services de police dans les heures suivantes.
Les deux mineurs ont été pris en charge par les secours avant d’être conduits au commissariat du Mirail pour y être entendus.
Une enquête ouverte pour identifier les agresseurs
Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes de l’agression et d’identifier les auteurs. Les enquêteurs s’appuient notamment sur les témoignages des trois victimes et sur l’exploitation des images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur.
Les victimes ne seraient pas originaires du quartier, mais de communes avoisinantes. Les policiers cherchent à comprendre les raisons de leur présence dans ce secteur à cette heure de la nuit. À ce stade, aucun élément ne permet d’établir formellement un lien avec des activités liées au trafic de stupéfiants, même si cette hypothèse n’est pas écartée par les enquêteurs. Les premières vérifications n’auraient pas révélé de profils lourdement connus des services de police parmi les victimes, l’une d’entre elles n’apparaissant que pour des faits mineurs.
Les enquêteurs doivent notamment déterminer s’il s’agit d’un guet-apens prémédité, d’une rencontre fortuite qui a dégénéré, ou d’un épisode lié, directement ou non, à l’économie souterraine du quartier.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




