Un lycéen du lycée agricole de Digne Carmejane est soupçonné de zoophilie après la diffusion d’une vidéo explicite. Le parquet a ouvert une enquête

Alpes-de-Haute-Provence : un lycéen suspecté de zoophilie, une enquête ouverte après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux
Une vidéo à caractère sexuel impliquant un animal a été partagée en ligne par un élève d’un lycée agricole des Alpes-de-Haute-Provence. Le parquet de Digne-les-Bains a ouvert une enquête dès le 13 mai 2026, confirmant les soupçons de zoophilie pesant sur le jeune homme.
Une vidéo explicite à l’origine de l’enquête
Tout commence par la circulation sur un réseau social d’une courte vidéo jugée « particulièrement explicite » par les autorités. Les images montreraient un individu commettant un acte sexuel sur une brebis, tandis qu’une seconde personne filme la scène. La vidéo aurait ensuite été envoyée à plusieurs camarades du lycéen concerné, relate Le Parisien.
C’est la diffusion de ce contenu qui a alerté les associations de protection animale et conduit au déclenchement d’une procédure judiciaire. Le procureur de la République de Digne-les-Bains, Antoine Pesme, a officiellement confirmé l’ouverture d’une enquête pour atteinte sexuelle sur un animal et diffusion sur Internet d’images relatives à des sévices graves ou des atteintes sexuelles sur un animal.
Un élève de lycée agricole déjà exclu de son établissement
Le suspect est un élève scolarisé au lycée agricole de Digne Carmejane, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Selon les informations recueillies, il aurait déjà fait l’objet d’une exclusion de son établissement en raison d’un comportement jugé inapproprié. Les faits filmés se seraient déroulés sur l’exploitation agricole familiale du jeune homme.
Cette situation soulève des interrogations légitimes sur la compatibilité entre de tels actes et la poursuite d’une formation professionnelle destinée au travail avec les animaux. La question d’un éventuel accès à un diplôme ouvrant les portes de ce secteur fait partie des préoccupations exprimées par les défenseurs de la cause animale.
L’association Stéphane Lamart réclame une réponse pénale ferme
C’est l’association de protection animale Stéphane Lamart qui a officiellement déposé plainte le 21 mai 2026 auprès du parquet de Digne-les-Bains. Son président a vivement réagi, estimant qu’une personne capable de tels actes sur un animal représente un danger potentiel plus large. Il appelle à une interdiction d’accès aux animaux pour les individus reconnus coupables de ce type de faits, à l’image des mesures existant pour protéger les enfants.
Le responsable associatif tire également la sonnette d’alarme sur une tendance inquiétante : les signalements de sévices sexuels sur des animaux auraient considérablement augmenté ces dernières années, passant de un ou deux cas annuels à environ un signalement mensuel. Chiens, chats, volailles… aucune espèce ne semble épargnée par ce phénomène.
La gendarmerie saisie, enquête ouverte dès le 13 mai
Le procureur Antoine Pesme a précisé qu’un premier signalement avait été reçu avant même le dépôt de plainte de l’association, conduisant à l’ouverture d’une enquête préliminaire dès le 13 mai 2026. Les investigations ont été confiées à la brigade de l’environnement et de la protection animale de la compagnie de gendarmerie de Digne, unité spécialisée dans ce type d’affaires.
L’enquête suit désormais son cours. Les associations de protection animale espèrent que cette procédure aboutira à une condamnation exemplaire, susceptible d’envoyer un signal clair face à la recrudescence de ce type de violences.
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