Un détenu récidiviste lacère le visage d’un surveillant à la prison de Perpignan. Le personnel bloque l’établissement et exige des sanctions exemplaires.

Agression à la prison de Perpignan : un surveillant lacéré au visage, l’établissement bloqué
Un mouvement de colère secoue la prison de Perpignan. Après l’agression d’un surveillant par un détenu récidiviste, le personnel pénitentiaire a décidé de bloquer l’établissement ce mercredi 8 juillet dès 6 heures du matin.
Une agression survenue en pleine distribution des repas
Les faits se sont déroulés ce mardi 7 juillet, au moment du repas du soir, dans le centre de détention de la prison de Perpignan, relate L’Indépendant. Un détenu a menacé deux surveillants avec un couteau, provoquant l’intervention immédiate d’une équipe spécialisée chargée de le maîtriser. C’est durant cette intervention qu’un des surveillants a été lacéré au visage. Selon les informations recueillies, le détenu, âgé de 26 ans, aurait été armé d’un couteau et d’une assiette au moment des faits.
Un détenu déjà connu pour plusieurs violences
Le syndicat UFAP UNSa Justice pointe le profil du détenu, qu’il présente comme un habitué des incidents violents au sein de l’établissement. Pierre Grousset, secrétaire régional du syndicat, rappelle plusieurs épisodes antérieurs : une agression d’un chef d’encadrement par projection d’excréments et violences sur le personnel le 24 juin 2024, puis une résistance violente lors d’un transfert en hospitalisation d’office le 25 septembre 2024, ayant blessé quatre surveillants. Le 8 novembre 2024, ce même détenu avait été condamné à deux ans de prison ferme, assortis d’une interdiction du territoire français, pour ces violences. Malgré cette condamnation, il restait incarcéré au sein de l’établissement perpignanais.
Le syndicat exige des sanctions et un transfert
Face à cette nouvelle agression, jugée “inacceptable” par les représentants syndicaux, l’UFAP UNSa Justice réclame “des sanctions exemplaires” ainsi que “le transfert du détenu” vers un autre établissement. Pour marquer leur soutien au collègue blessé et exprimer leur colère, les surveillants ont annoncé un retard de prise de service ce mercredi à partir de 6 heures du matin, entraînant le blocage de la prison.
Une garde à vue ouverte
Le détenu mis en cause a été placé en garde à vue dès mardi soir. L’enquête devra déterminer les suites judiciaires de cette nouvelle affaire, qui relance le débat sur la gestion des détenus considérés comme dangereux au sein des établissements pénitentiaires français.
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