Dijon : accusé de viol, un marocain s’évade du tribunal avant le verdict. Condamné à 10 ans de prison, il reste introuvable. Détails de l’affaire.

Dijon : un marocain s’évade du tribunal juste avant sa condamnation à 10 ans de prison pour viol
Un marocain accusé de viol a profité d’une pause d’audience pour prendre la fuite, quelques instants avant l’énoncé de sa condamnation par la cour criminelle de Dijon. Un mandat d’arrêt a immédiatement été délivré.
Une pause d’audience tournée en cavale
Ce vendredi après-midi, aux alentours de 16 heures, la présidente de la cour criminelle de Dijon accorde une suspension d’audience d’un quart d’heure. Cette interruption, habituelle après les réquisitions du ministère public, doit permettre à la défense de préparer sa plaidoirie finale, relate Le Bien public.
L’accusé, jugé pour le viol de l’épouse d’un ami, comparaissait libre. Aucune contrainte légale ne pouvait s’exercer sur lui avant la clôture des débats. Il met à profit cette pause pour quitter discrètement les lieux et disparaître.
Les faits reprochés remontent à un soir de Ramadan
L’affaire renvoie à la soirée du 19 avril 2022. L’homme avait été invité par un ami à partager le repas de rupture du jeûne du Ramadan. Ce dernier lui avait demandé de terminer le repas et de préparer la chicha pour son épouse avant de le rejoindre sur son lieu de travail.
Il ne s’y présente jamais. Trois jours plus tard, la victime révèle à son mari avoir été violée par l’invité resté seul avec elle.
Un mandat d’arrêt lancé sans délai
Constatant l’absence du prévenu à la reprise de l’audience, la cour délivre immédiatement un mandat d’arrêt. Les forces de l’ordre sont mobilisées pour le localiser. L’homme, de nationalité marocaine, dispose de liens familiaux en région parisienne et résiderait à Cannes depuis plusieurs mois.
Une condamnation à dix ans de réclusion criminelle
Malgré son absence, la cour rend son verdict : dix ans de réclusion criminelle, assortis d’un suivi socio-judiciaire de trois ans. Ce dispositif impose des obligations strictes après la libération, sous peine de retour en détention. La cour n’a toutefois pas prononcé d’interdiction définitive du territoire français, contrairement aux réquisitions du ministère public.
Un traumatisme jugé exceptionnel par l’expertise psychologique
Entendue lors du procès, la psychologue Laurence François, forte d’une longue expérience, a qualifié la victime comme l’une des personnes les plus traumatisées qu’elle ait rencontrées au cours de sa carrière.
Le mari de la victime a exprimé un profond sentiment de culpabilité à la barre, regrettant d’avoir laissé son épouse seule avec l’invité ce soir-là, évoquant une trahison sans précédent dans son entourage.
L’homme condamné reste à ce jour recherché par les autorités.
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