Un militaire de 42 ans a été mis en examen à Metz pour avoir détourné l’IA de l’armée afin de créer des images pédopornographiques.

Un militaire mis en examen à Metz pour avoir détourné l’IA de l’armée à des fins pédopornographiques
Un soldat de 42 ans, basé en Moselle et sans antécédent judiciaire, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour avoir utilisé le système d’intelligence artificielle du ministère des Armées afin de générer des images à caractère pédopornographique. Il aurait effectué plus de 10 000 requêtes dans ce but.
Plus de 10 000 requêtes recensées
Le procureur adjoint de Metz, Thomas Bernard, a confirmé vendredi 7 août que le militaire avait “réalisé plus de 10 000 requêtes afin de forcer la création d’images à caractère pédopornographique” auprès de l’outil d’IA militaire, relate Le Républicain lorrain. Interpellé le 22 juillet dernier, l’homme a reconnu les faits devant les enquêteurs.
Des collègues également visées
Au-delà des contenus pédopornographiques, le militaire est aussi mis en cause par deux collègues qui ont déposé plainte contre lui. Il aurait utilisé le même outil d’intelligence artificielle pour créer des images les représentant dénudées, sans leur consentement.
Des sollicitations directes auprès de mineurs
Lors de son interrogatoire, le suspect a également indiqué avoir sollicité directement des photographies à caractère pédopornographique auprès de mineurs de moins de 15 ans, via les réseaux sociaux. Cette révélation élargit considérablement le champ des poursuites engagées contre lui.
Une information judiciaire pour plusieurs infractions
Une information judiciaire a été ouverte à l’encontre du militaire pour plusieurs qualifications distinctes : diffusion de contenus générés par IA à caractère sexuel sans consentement, corruption de mineur, sollicitation de mineur pour diffusion d’images pornographiques, importation d’images pédopornographiques, ainsi qu’enregistrement d’images à caractère pornographique d’un mineur de 15 ans.
Une enquête confiée à plusieurs unités spécialisées
L’enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de l’armement ainsi qu’à l’unité nationale cyber, chargée de la lutte contre la criminalité numérique, en coordination avec la brigade de recherches de Thionville. Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur exacte des faits reprochés à ce militaire.
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