Crépol : le parquet maintient son refus de la circonstance du raciste anti-blanc, contredisant les juges d’instruction. Détails de ce nouveau rebondissement judiciaire.

Crépol : le parquet maintient son refus de retenir le racisme anti-blanc comme circonstance aggravante
Dans un nouveau réquisitoire complémentaire, le ministère public détaille pourquoi il refuse de qualifier de racistes anti-blancs les violences commises lors de la soirée de Crépol en novembre 2023, contredisant frontalement la position des juges d’instruction.
Un désaccord qui s’approfondit
Près de trois ans après la mort de Thomas Perotto lors d’une fête de village à Crépol, dans la Drôme, le dossier judiciaire connaît un nouveau développement, selon les informations du Point. Le parquet a rendu, ce lundi, un réquisitoire définitif complémentaire dans lequel il persiste à écarter la circonstance aggravante de racisme anti-blanc, alors même que les juges d’instruction avaient retenu cette qualification lors de la mise en examen récente de plusieurs jeunes impliqués dans les faits.
Cette divergence intervient après la mise en examen, il y a quelques semaines, des personnes suspectées d’être impliquées dans la mort de la victime et dans les blessures infligées à d’autres participants à la soirée. Les magistrats instructeurs considéraient alors que ces actes avaient été commis en raison de l’appartenance des victimes à la communauté blanche et française.
Des témoignages jugés fragiles
Le ministère public s’appuie sur une analyse détaillée des témoignages recueillis durant l’enquête. Si seize personnes ont effectivement rapporté des propos à connotation raciale prononcés à leur encontre, le parquet estime que ces déclarations restent minoritaires et évolutives dans le temps.
Les formulations rapportées varient d’un témoin à l’autre, et certaines versions ont changé au fil des auditions. Le parquet souligne également que ces témoignages sont imprécis quant au moment et au lieu où les propos auraient été tenus. Un nombre bien plus important de témoins n’a, selon le document, entendu aucune parole à caractère raciste durant la soirée.
L’absence d’attribution nominative pose problème
Au-delà de la teneur des propos, c’est leur attribution qui constitue le point central de l’argumentation du parquet. Aucun témoin ne serait en mesure d’identifier précisément quel individu aurait prononcé ces paroles, ce qui empêche, selon le ministère public, de caractériser une charge suffisante pour justifier un renvoi aggravé.
Cette position juridique s’appuie sur un principe strict : sans certitude sur le contenu exact des propos et sans possibilité de les rattacher à une personne physique identifiée, la présomption ne peut suffire à fonder une qualification criminelle aggravée.
Une décision qui suscite la controverse
Cette prise de position du parquet ne convainc pas toutes les parties. L’avocate d’une association de lutte contre le racisme dénonce ce qu’elle considère comme un refus de prendre en compte les témoignages recueillis, jugeant la position du ministère public incompréhensible pour les victimes.
De leur côté, les personnes mises en cause continuent de nier toute dimension raciste dans les violences commises ce soir-là. La décision finale reviendra désormais aux juges d’instruction, qui ne sont pas tenus de suivre les réquisitions du parquet et devront statuer sur l’ordonnance de mise en accusation.
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La volonté.te du Parquet de protéger les agresseurs ne fait pas l’ombre d’un doute.
Je ne doute pas que L’AGRIF ( partie civile) acceptera d’en rester là.
Il est aussi possible que l’instruction passe outre l’vis du parquet.
Justice pour Thomas et les autres.
J’espère.
ce même parquet composé sans doute de juges de la même origine osent par cette réponse nous prouver qu’ils soutiennent ces criminels !!!
Écoeurant cette justice. Il s’agit de meurtriers, sinon Thomas serait en vie. Bien évidemment que c’était du racisme anti blanc.