Lyon : le suspect d’un refus d’obtempérer ayant blessé deux policiers de la BAC a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Réactions et détails.

Lyon : le suspect du refus d’obtempérer ayant blessé deux policiers de la BAC laissé libre avant son procès
À Lyon, un homme suspecté d’avoir percuté volontairement un véhicule de police lors d’un refus d’obtempérer a été placé sous contrôle judiciaire plutôt qu’en détention. Une décision qui provoque la colère du syndicat Alliance Police Nationale, qui dénonce un signal négatif envoyé aux forces de l’ordre.
Une collision volontaire dans le 7e arrondissement
Les faits remontent à la nuit de mercredi à jeudi, vers 2 heures du matin, avenue Tony-Garnier, dans le 7e arrondissement lyonnais, relate Lyon Mag. Un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) intervenait alors sur le signalement d’une Renault Clio volée.
Alors que les policiers manœuvraient à l’intersection des avenues Tony-Garnier et Debourg pour éviter une collision, le conducteur du véhicule aurait délibérément percuté leur voiture par l’arrière. Le choc a provoqué des blessures au dos et aux cervicales chez deux fonctionnaires, transportés à l’hôpital. Leur pronostic vital n’a pas été engagé.
Une interpellation mouvementée
Les occupants de la Clio se sont rebellés au moment de leur interpellation. Le conducteur présumé se trouvait en état d’ivresse manifeste et ne disposait pas de permis de conduire valide, selon les éléments recueillis sur place.
Contrôle judiciaire en attendant le procès
Le suspect a été présenté devant le juge des libertés et de la détention, qui a opté pour un placement sous contrôle judiciaire plutôt qu’une incarcération. Il doit désormais comparaître devant le tribunal judiciaire de Lyon lundi, à condition de se présenter à l’audience.
La colère du syndicat Alliance Police Nationale
Cette décision suscite une vive réaction du syndicat, qui y voit un manque de considération pour les agents blessés. Dans un communiqué au ton offensif, Alliance Police Nationale estime que la réponse judiciaire n’est pas proportionnée à la gravité des faits reprochés.
Le syndicat pointe un décalage entre l’engagement quotidien des policiers sur le terrain et le traitement judiciaire réservé à certains mis en cause. Il alerte également sur les conséquences d’une justice perçue comme trop clémente, susceptible selon lui d’accentuer la défiance des citoyens envers les institutions.
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