Une caserne de Bourgoin-Jallieu a été cambriolée : du matériel de désincarcération volé, valeur jusqu’à 10 000 € pièce. Enquête en cours.

Cambriolage à la caserne de Bourgoin-Jallieu : du matériel de secours dérobé
Une nouvelle caserne de sapeurs-pompiers a été visée par des cambrioleurs. Cette fois, c’est celle de Bourgoin-Jallieu, en Isère, qui a fait les frais d’un vol de matériel de désincarcération, quelques jours après une série de faits similaires dans le Rhône voisin, rapporte Le Dauphiné Libéré.
Du matériel de secours vital dérobé dans les fourgons
Les faits ont été découverts dimanche matin par les sapeurs-pompiers de la caserne de Bourgoin-Jallieu. En arrivant sur place, ils ont constaté que du matériel de désincarcération, habituellement entreposé dans leurs fourgons d’intervention, avait disparu.
Le préjudice serait particulièrement élevé, certaines pinces de désincarcération pouvant valoir jusqu’à 10 000 euros pièce. Au total, le montant du vol pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, selon des informations relayées localement.
Ce matériel n’a rien d’anodin : il permet aux pompiers de couper ou d’écarter la tôle des véhicules accidentés pour libérer rapidement des personnes coincées, souvent grièvement blessées. Sa disparition fragilise directement la capacité d’intervention des secours sur le terrain.
Une enquête ouverte par le commissariat
Dès la découverte du cambriolage, les policiers du commissariat de Bourgoin-Jallieu ont été alertés et ont procédé aux premières constatations sur les lieux. Le Sdis de l’Isère a déposé plainte, dénonçant un préjudice financier conséquent dans un contexte budgétaire déjà tendu pour les services de secours.
Une série de vols inquiétante dans la région
Ce cambriolage n’est pas un cas isolé. Depuis le début du mois d’août, au moins quatre casernes du Rhône ont été visées par des faits similaires : Pusignan, Saint-Bonnet-de-Mure, Vaugneray et Fontaines-sur-Saône.
Face à cette multiplication des vols, les enquêteurs privilégient plusieurs pistes, dont celle d’un gang organisé, spécialisé dans ce type de matériel. Deux hypothèses sont avancées quant à la destination des outils volés : un écoulement à l’étranger, ou une utilisation par des réseaux de grand banditisme préparant des casses. Les pinces de désincarcération, très puissantes, peuvent en effet servir à découper des rideaux métalliques, fracturer des portes blindées ou forcer des coffres-forts.
(Merci Yann Bourguignon)
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