Trois hommes soupçonnés de trafic de drogue ont oublié armes et stupéfiants dans un Airbnb breton. Ils seront jugés à Rennes en novembre.

Trafic de drogue en Bretagne : l’oubli qui a fait tomber trois suspects
Trois jeunes hommes soupçonnés de trafic de stupéfiants entre le Finistère et le Morbihan seront finalement jugés le 18 novembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Rennes. Leur interpellation, en juin dernier, doit tout à une erreur de date qui leur a fait laisser drogue et armes dans un logement Airbnb.
Une erreur de calendrier qui coûte cher
Tout part d’une confusion banale, relate France Info. Les trois hommes, âgés d’une vingtaine d’années, pensaient disposer d’un jour supplémentaire pour libérer le studio qu’ils louaient à La Chapelle-de-Brain, en Ille-et-Vilaine. Convaincus d’avoir jusqu’au lendemain, ils quittent les lieux sans emporter l’ensemble de leurs affaires.
Le propriétaire, venu nettoyer l’appartement après leur départ, fait alors une découverte qui va tout précipiter : une centaine de grammes de différentes drogues, ainsi que des armes, dont un fusil de chasse à crosse et canon sciés. Il alerte immédiatement les gendarmes.
Pris au piège par la vidéosurveillance
Les enquêteurs mettent rapidement en place un système de surveillance dans le logement. Le soir même, vers 19 heures, deux des trois hommes reviennent chercher leur matériel, ignorant tout du dispositif installé. Ils sont interpellés sur le fait, tout comme leur troisième complice.
Les investigations révèlent l’ampleur du trafic présumé, qui s’étendrait sur plusieurs communes bretonnes : Edern, Quimper, Lorient et Augan. Les faits reprochés couvrent une période allant du 1er janvier au 30 juin 2026.
Une procédure ralentie par l’expertise des téléphones
Une comparution à délai différé avait été décidée dès le début de l’été, les trois suspects ayant refusé de communiquer les codes de déverrouillage de leurs téléphones. Une expertise technique de ces appareils avait donc été ordonnée.
Lors de l’audience du vendredi 21 août 2026, le tribunal a toutefois constaté que cette expertise n’était pas encore parvenue à la juridiction. Les enquêteurs spécialisés ont indiqué que le délai pourrait encore s’allonger, justifiant le report du procès.
Des profils judiciaires contrastés
Les situations des trois prévenus diffèrent nettement. L’un d’entre eux, déjà condamné à trois reprises, a été placé en détention provisoire dès le 2 juillet 2026. Il se trouvait sans domicile fixe au moment de son interpellation, bien qu’il ait pu être hébergé chez son père en Seine-et-Marne.
Le deuxième suspect, résidant à Brest, cumule également plusieurs condamnations pour des infractions liées aux stupéfiants. Il a lui aussi été incarcéré en détention provisoire dans l’attente de son procès.
Le troisième homme, gestionnaire de patrimoine spécialisé dans les cryptomonnaies, a en revanche été laissé libre sous contrôle judiciaire. Il réside actuellement chez sa mère à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis. Il lui est interdit de se rendre en Bretagne jusqu’à sa comparution et d’entrer en contact avec ses coprévenus.
Le procès des trois hommes, poursuivis pour infractions à la législation sur les stupéfiants, se tiendra donc le 18 novembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Rennes.
(Merci Yann Bourguignon)
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