Le député LFI Sébastien Delogu a été placé en garde à vue jeudi après une altercation avec des policiers. Détails et réactions à suivre.

Sébastien Delogu placé en garde à vue après son altercation avec des policiers à Marseille
Le député La France insoumise des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, a été placé en garde à vue ce jeudi 27 août, à l’issue de son audition par les enquêteurs. Cette mesure fait suite à une altercation survenue le 24 août avec des policiers, à l’origine de plaintes croisées.
Une audition qui débouche sur une garde à vue
Convoqué à l’hôtel de police de l’Évêché à Marseille, Sébastien Delogu était entendu depuis le début de l’après-midi dans le cadre de l’enquête ouverte après son altercation avec des policiers. Le parquet a confirmé que cette audition s’est finalement transformée en placement en garde à vue au cours de la journée.
Cette évolution de la procédure permet désormais aux enquêteurs de retenir le député pour recueillir ses explications dans un cadre plus contraignant, avec des droits spécifiques encadrés par le code de procédure pénale.
Retour sur l’altercation du 24 août
Les faits à l’origine de cette procédure remontent au lundi 24 août, vers 15h15, dans l’immeuble marseillais où réside le parlementaire. Trois policiers en civil, chargés d’enquêter sur le vol d’une montre de luxe, tentaient d’interpeller un homme résidant dans le même bâtiment lorsque Sébastien Delogu s’est interposé, leur reprochant de ne pas avoir clairement décliné leur identité.
L’échange s’est rapidement tendu, chaque camp livrant depuis une version distincte des propos échangés sur le palier de l’immeuble.
Des plaintes croisées à l’origine de l’enquête
Les policiers ont déposé plainte pour “outrage à personne dépositaire de l’autorité publique”, tandis que le député a lui-même porté plainte contre X, dénonçant un comportement qu’il juge “agressif et bizarre”. Le parquet de Marseille avait ouvert une enquête de flagrance dès les jours suivants pour établir les responsabilités de chacun.
La garde à vue décidée ce jeudi s’inscrit dans la continuité de cette enquête, qui avait déjà suscité une vive polémique politique, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez ayant publiquement soutenu les policiers.
Les suites judiciaires attendues
Le parquet n’a pas encore précisé la durée envisagée de cette garde à vue ni les suites qui pourraient être données à l’affaire. Des éclaircissements supplémentaires sont attendus dans les prochaines heures, à mesure que l’enquête progresse.
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